Le Livre des Proverbes

Pensées et Aphorismes
 
 
Il est plus agréable d’écrire que d’avoir fini d’écrire.

L’hérésie d’hier est devenue la grande vérité d’aujourd’hui. La déviance hérétique d’aujourd’hui deviendra la grande vérité de demain.  

L’humanité est comme moralement programmée pour tomber dans l’idolâtrie.
 
Ne désirer que ce qu’on a, c’est avoir tout ce qu’on désire.

Si l’on ne s’estime pas comblé par ce que l’on a, le monde entier ne saurait nous satisfaire.

Ne sera jamais heureux celui qui ne l’est déjà.
 
Car remarque comment plus on est riche et plus on se sent pauvre.
Nos richesses, a dit Sénèque, ne nous apprennent qu’à en désirer de plus importants.
   
Souviens-toi que, un jour de plus c’est un jour de moins.
 
La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : Elle lui donne force et relief.
 
Il vaut mieux nourrir son chat que courir après les souris.
 
La mort n’atteint pas l’âme, mais la libère.

Je t’ai portée dans mon ventre avant l’origine des Temps ! dit la Mort à la Vie.

J’aime beaucoup cette phrase de Sénèque : « Ce qui est vrai et bien dit appartient à tout le monde… » Autrement dit une pensée vraie appartient au monde de la pensée et à personne en particulier.
 
Il existe des valeurs sociales et des convictions politiques pour lesquelles tout le monde doit lutter.
 
La méfiance que nous éprouvons envers l’Étranger n’est pas moindre que celle que nous éveillons en lui.
 
Il est des sujets d’une valeur primordiale pour l’humanité sur lesquels aucun être ne doit rester indifférent.

La chance est tout, la chance n’est rien. (Les Mille et Unes Nuits)
 
La chance m’a toujours bien servi.
 
La chance et le hasard ne sont que des formes évoluées du mérite. « Si la Chance, cette colombe céleste, a décidé d’élire chez toi son nid ferme, tu peux en user largement. Car ce n’est point ton indifférence ou ta prodigalité qui l’épuiseront. Si elle a résolu de s’envoler, ce n’est point ta modération qui la retiendra. » (Les Mille et Une Nuits)
 
Comme le hasard fait parfois bien les choses.
 
Le hasard, un prodigieux engrais du destin !
 
Les gens ont besoin de croire en quelque chose.
 
La religion finit par flatter les vices du temps.

Nous avons la moralité qui convient à notre civilisation, et la conscience qui convient le mieux à notre moralité.

Chose que j’ai bien du mal à comprendre : Crimes en temps de paix deviennent actes héroïques en temps de guerre.

Les véritables biens sont ceux qu’on ne peut perdre, les véritables richesses sont celles qui améliorent l’âme. Ainsi parfois la pauvreté peut être ou cacher un grand trésor.
 
N’est pas un bien véritable ce que la fortune peut reprendre.
 
« Dans un monde de voleurs, il est sot d’être honnête. » (Alain)
 
La vertu est rare comme un palindrome : Même sens lu en sens inverse !  
 
Dieu se manifeste à l’esprit humain, et même à l’indifférence du vulgaire, toujours et partout et en toutes choses… dans toute Sa Pleine Majesté.
 
Il est moins difficile de prendre une bonne résolution que de la conserver.
 
Le précepte est toujours plus facile que l’exemple.

« L’Histoire constitue un ensemble cohérent. »
 
Les musiciens, les poètes et les peintres ne tirent leur titre de noblesse que de la beauté de leurs œuvres.

« L’obstination est le piège où viennent donner les fausses vertus. »

On est tous un peu aveugles dès qu’il s’agit de nos parents.

« On ne dit pas de Lamartine qu’il possédait une grande fortune, mais qu’il était grand poète. » (Paroles du Bien-Aimé)

Les Arts nous rapprochent de Dieu ! (Paroles du Bien-Aimé)

La musique est l’art suprême qui nous révèle l’infini et le divin. (Novalis)

L’univers des grands illuminés est tout petit : avec eux-mêmes pour soleil.

Le secret du fruit est dans les racines, celui du miel, dans le cœur de l’abeille.

L’amour le plus constant est fugitif… Il passe car rien n’est durable ici-bas où tout est éphémère.

Chaque buisson de ronces a son rossignol.  

Chaque vin a sa lie, chaque homme ses défauts.

« There is a rising moon for every falling star.  » (Il est une lune qui se lève pour chaque étoile qui tombe.)

Pourquoi est-ce toujours le pire qui doit nous rappeller à nos devoirs ?

Le sort favorise ceux qui placent leur confiance en lui.
 
Un homme peut être juste et vertueux sans avoir des idées précises de la justice et de la vertu.
 
Le plus modeste écrivain ne peut être égalé dans les endroits où il excelle.
 
C’est en vain et d’ailleurs par pure vanité ! que l’homme des villes se croit supérieur à l’homme des champs.
 
L’homme veut approfondir les causes et les effets, le principe et la fin de toutes choses. Un grain de bl é provoque son attention et son étonnement.
 
Une « chaîne » de télévision… L’homme est toujours enchaîné… La grotte de Platon…
 
Les politiciens aujourd’hui ? Trois mots pour les résumer : sophisme, radotage et démagogie !

« Souviens-toi mon enfant que la meilleure solution est toujours la plus simple. » (Les Mille et Une Nuits)

Voilà ce qui doit nous faire réfléchir : Le diamant, la matière première la plus précieuse du globe, est en général extrait dans les pays les plus pauvres. Pourquoi ce qui nous nourrit est-il toujours immol é à notre cupidité ?

Le bon sens est plus nécessaire à la vie que l’eau et l’oxygène.

Tu pourras lire tous les livres de la Bibliothèque Nationale (si tu vivais assez longtemps pour cela,) en vain ! Comme tu peux écouter intensément toute la musique de Mozart sans pouvoir écrire une seule phrase musicale qui nous émerveille par son originalité. À preuve : des générations de pianistes et de virtuoses ont passé leur vie à étudier, lire, jouer, manger, boire et respirer Bach, Chopin, Mozart et Haendel sans pour autant avoir compos é un seul morceau émouvant. Ah, le secret du génie… n’ayant pas encore, ou à peine, dépassé au piano le stade élémentaire et déjà composer des chefs-d’œuvre.

Avec un si je peux accrocher un Renoir dans mon salon.

Bayle :   « Tu dois descendre aux enfers. Sans cela il manquerait quelque chose au malheur de ceux qui m éritent d’être dans ces noirs abîmes. »  

C’est drôle comme les vieux retombent dans l’enfance.
 
L’homme civilisé est de loin plus féroce dans sa barbarie que les bêtes fauves.
 
La mort est venue clore ses paupières, rose que j’ai aimée et qui embaumait ma vie.
 
Les planètes gravitent autour du soleil en décrivant non pas des cercles, mais des ellipses dont le soleil occupe l’un des deux foyers. Le SECOND SOLEIL de l’ellipse, ne serait-il pas un soleil immatériel?!
   
La vitesse du soleil dans la galaxie est, environ, de 220 kilomètres à la seconde. Quelle est donc la vitesse réelle de notre globe, alors qu’il gravite autour de l’astre du jour à la vitesse de 30 kilomètres à la seconde ?
 
Quelle présomption ! Ainsi la Terre, cette boule de rien du tout jetée dans l’infini de l’espace, serait le seul lieu privilégié du Cosmos où se serait développée la vie et où existerait une conscience de la réalité. Une Intelligence !

Il est rare que les grands hommes ne tiennent pas de leur mère. » (Charles Blanc, École française, Ary Scheffer, page 2)

Heureusement que l’argent « ne fait pas le bonheur », sinon quelle triste chose nous serions.

Avec de l’argent on fait parler les morts, sans argent on ne peut faire taire les muets. (Proverbe chinois)
 
On ne connaît toute l’étendue de son bonheur qu’après l’avoir perdu.

Un jour de loisir est un jour d’immortalité. (Proverbe chinois)

La raison ne fait pas toujours raison ! Sot est celui qui prétend que la « raison » a réponse à tout !
 
Par malheur, le grand public ne sait du Docteur Dahesh que ce que lui disent des t émoins, manifestement incapables de le comprendre. Cependant, ce que ces témoins nous ont légué de ses enseignements doit nous suffire de portrait.
 
Les Prophètes, en tout temps et en toutes choses, ont eu les visions les plus justes.
 
L’idéal  féminin serait l’intelligence de Marie Curie dans le corps d’une star de cinéma comme Raquel Welch (cela dit sans offense à la vraie Raquel Welch qui est d’une intelligence étonnante). Le comble serait l’inverse : une intelligence de Raquel Welch dans un corps de Marie Curie.
 
Exemple plaisant de remède « pire que le mal » : mettre un crapaud dans sa poche pour échapper à certains maléfices.

L’Amérique croit incarner seule l’essence de la Démocratie. (Qui lui fait croire cela sinon sa propre marotte.)

Pour moi la musique est un processus inachevé, toujours en chantier. En fait, il n’y a pas d’interprétation définitive, absolue, d’une œuvre musicale; il n’y a que les possibilités infinies de la beauté (interprétée). (L’Express)

 Reste à comprendre comment les Japonais sont tombés dans le piège de Pearl Harbour.

« Une récente étude de la Banque mondiale portant sur 47 guerres civiles entre 1967 et 1999 montre que, au-del à des tensions ethniques et religieuses, l’origine des conflits est bien souvent la lutte pour le contrôle des ressources naturelles. »

Nous allons au collège beaucoup moins pour nous instruire que pour nous imprégner des préjugés de notre classe, sans lesquelles nous serions de malheureux parias.

« On a tort de vouloir convaincre par le raisonnement, où il ne faut que persuader par le sentiment. » (Beaumarchais)

« Un honnête homme n’est ni Français, ni Allemand, ni Espagnol, il est Citoyen du monde, et sa patrie est partout. » (Cyrano de Bergerac)

Souvent le drapeau, souvent la religion ne sont que de vulgaires et criminels chiffons.
   
On tolère ce qu’on ne peut empêcher… Aussi le vocable tolérance est-il affecté d’une connotation péjorative.
 
Souvent une entrave insurmontable cache une ressource inestimable.
 
Le monde n’est pas un frêle esquif abandonné à la fortune et à l’injustice. C’est faute d’apercevoir l’enchaînement providentiel du destin, c’est-à-dire « le Gouvernement divin de l’univers », que l’homme en vient à croire qu’il n’y a que confusion et désordres ici-bas. Mais dans la réalité, « tout est régi par une loi immanente qui oriente vers le bien ». (Notes de lecture)

Rien ne fait mieux l’éducation d’un critique comme un peu de pratique dans l’art qu’il critique.

L’ordre des choses ici-bas n’est ni naturel ni  fatal, mais la conséquence naturelle de nos choix.
 
La clarté est le péché du génie.
 
On n’a pas le choix : Il nous faut accepter de vieillir ou mourir jeune.

On a beau faire, la nature surnage comme l’huile. (« Il y a quelque chose de plus fort que tous les sentiments, c’est la nature. » Balzac)

La religion, c’est l’inaccessible et l’incompréhensible mis à la portée des sots !
 
L’ignorance est le luxe des sots.

La sagesse est la sottise des fous, la folie est le plaisir des sages.

Ne sois pas plus sage qu’il ne faut, de peur d’être stupide. (Eccl., VII, 17)
 
Dieu préfère la folie des sages à la sagesse des fous.
 
Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. (Beaumarchais)

Le rire est la chose la plus sérieuse au monde. Je pense même que ne vont au Ciel que ceux qui savent rire de tout… en commençant par eux-mêmes.

One ne connaît bien une nation ou une époque des temps passés qu’à travers ses arts.