Les Éditions Jeune Lévrier présentent: Le Rêve Brisé de Feysal (1er Roi d'Irak)
PRINCE charismatique aux yeux d’aigle, l’émir Feysal el-Hâchimi (fils du chérif de la Mecque et roi du Hedjaz Hussein Ibn Ali) était un homme de vaste culture, naturellement ouvert à l’Occident et parlait couramment le français, la langue diplomatique de l’époque. Il fut sans contredit, une des rares figures politiques arabes à avoir charmé, par son intelligence et la profondeur de ses vues, par la douce stabilité de son caractère et son intransigeance nationale, tous les grands politiciens et les dignitaires européens qui l’ont approché lors des discussions à la Conférence de la Paix, français, britanniques, italiens et américains. Ce prince au destin si fulgurant, si étrange, fut aussi un des rares représentants de la Nation arabe à n’avoir jamais, semble-t-il, cherché à concéder à son profit la moindre parcelle d’autonomie et d’indépendance nationale que les peuples d’Orient avaient méritées au prix de tant de sacrifices aux côtés des Alliés. « Mes amis, l’indépendance se prend et ne se donne pas, » avait-il lancé, avec une rare amertume dans la voix, aux Syriens qui lui demandaient si les discussions à propos de la Nation Arabe s’étaient bien déroulées entre lui et Clémenceau.
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