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 Encyclopédie Universelle Daheshiste – Part I
[De 5000 av. J.-C. – à 700 av. J.-C.]

(Chronologie des événements qui ont donné naissance au Liban et aux pays du Proche-Orient)

 
[ Conçue et rédigée par Georges H. ChakkourÉditions Jeune Lévrier ]

Copyright © 2009 Georges H. Chakkour – Tous droits réservés


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5000 av. J.-C.

 

Premières expéditions égyptiennes en Méditerranée orientale.

 

Venus à la recherche de pourpre et de bois de cèdres pour leurs temples, les premiers Pharaons égyptiens remontent la côte maritime du Levant, vers Djabal-Loubnân’ (Mont-Liban), et bâtissent des comptoirs au bord de la Méditerranée orientale. Ils se mêlent aux autochtones du Liban actuel, eux-mêmes navigateurs réputés et marchands avisés qui, bien avant l’arrivée des Pharaons, entretenaient des liens de commerce avec Chypre, l’Afrique, la Perse, l’Inde et la Chine. Ils fondent, le long de la côte syrienne, des colonies d’exportation ; l’une de ces bases maritimes sera établie sur une partie d’île aujourd’hui disparue. Grâce à leur présence et à cet échange commercial de longue haleine avec les pays du Nil, la cité fondée s’expand à l’Ouest sur le continent syrien. Avec le temps, cette ancienne cité cosmopolite, où Perses, Indiens, Chinois et Égyptiens se mêlent, s’adoptent et se marient, sera appelée Jbeil (Byblos) [1Cliquez pour accéder à la note], et les autochtones de la côte levantine, Giblites : ce sont, avec ceux de Saïda, Beyrouth, Tyr et Sidon, les premiers Phéniciens connus de l’histoire.

      

[ Une tradition rapportée par le philosophe grec d’origine juive, Philon d’Alexandrie, faisait de Jbeil la ville la plus vieille du monde connu par les Anciens. Le dieu El (son fondateur), que les Grecs identifièrent à Kronos, s’y serait installé à l’aurore des temps et aurait entouré son palais d’un haut rempart. La Bible cananéenne fut aussi la première à citer ce Mont-Liban qui ombrage Byblos, sous l’appellation simplifiée de « Liban », et les Grecs, les premiers à donner à Jbeil le nom de Byblos, lequel devint par la suite le synonyme de Bible qu’on connaît (ou plutôt qui donna son nom à la Bible). C’est encore là à Jbeil qu’eut lieu la merveilleuse légende d’Astharouth (l’Aphrodite des Grecs à qui les Romains donnèrent le nom de Vénus) et d’Adonis Le dieu Adonis (« Adoni » en phénicien) qui veut dire : « Mon Seigneur » !

 

Personne, dit-on, ne connait le nom véritable d’Adonis, ce héros mythique des montagnes libanaises. Selon la mythologie grecque, Adonis, jeune homme d’une grande beauté, aimé d’Astharouth, y fut tué par le sanglier sauvage. Mais Zeus, le fils de Kronos, invoqué par celle-ci, le ressuscite et lui permet de passer une partie de l’année sur la Terre, l’autre aux Enfers, près de Perséphone (la reine du séjour des morts). Adonis devient par la suite le symbole phénicien, puis grec, et plus tard latin, de la Vie et de la Renaissance printanière [2Cliquez pour accéder à la note]. Rappelons aussi (à toute recherche biblique utile) que Adonis ou Adonaï est aussi une des appellations hébraïques du Dieu de la Bible : Iahvé et Jéhova. ]

      

       4500 av. J.-C. :

       Développement de la métallurgie en Orient et notamment du cuivre en Iran.

 

       4000 av. J.-C. :

Invention de la roue pleine en Mésopotamie.

 

       L’Asie Mineure fournit les premières représentations connues de la roue pleine (disque en bois formé d’un seul bloc) qui va révolutionner les transports et les communications [3].

 

[ « La roue est inventée dans le monde sumérien, au sud de la Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate, probablement vers 3500 avant notre ère. Un pictogramme de cette époque montre clairement un chariot sur roues. Les plus anciennes roues connues sont des disques pleins formés d’un seul bloc. Elles évoluent ensuite, à la fin du IIIe millénaire, vers des roues pleines constituées de trois pièces assemblées entre elles. La découverte et l’identification de restes de chariots à roues pleines, datant de 2500 avant notre ère, corroborent certaines représentations de la roue sur des vases funéraires. Les roues à rayons apparaissent vers 2000 avant notre ère, allégeant le véhicule tout en renforçant la roue. Quoi qu’il en soit, l’histoire des origines de la roue est encore mal connue. » (Universalis.fr) ]

      

       Tandis que le travail du cuivre se développe en Grèce, les mineurs et les forgerons d’Anatolie (en Asie Mineure) exploitent les premiers gisements de cuivre, de plomb, d’argent et d’étain.

 

       Les peuples de Chine commencencent à cultiver le millet et à élever le porc.

 

       3700 av. J.-C. :

       L’agriculture et l’élevage font leur chemin en Europe occidentale au détriment de la chasse et de la pêche.

 

       3500 av. J.-C. :

       Le premier animal de bât, l’âne, est utilisé en Égypte. 

 

       3400 av. J.-C. :

       Les premières embarcations à voile apparaissent sur le Nil des Pharaons.

 

       Grâce aux Phéniciens, et notamment les Tyriens (Liban), le bronze fait son apparition au Proche-Orient. En mélangeant un peu d’étain au cuivre en fusion, les outils ainsi fabriqués, et surtout les armes offrent une solidité et un tranchant incomparable.

 

       Le chariot de guerre à deux roues fait son apparition en Asie Mineure chez les Chaldéens et les Sumériens.

 

       3300-2160 av. J.-C. :

       Memphis : Capitale de l’Égypte pharaonique [4].

 

       [ Avant la domination administrative du Caire, capitale islamique de l’Égypte Arabe depuis Amr Ibn al-Âs (639 de notre époque), l’Égypte a connu deux capitales rayonnantes, Memphis et Thèbes.

 

       Memphis fut la capitale officielle des cinq périodes égyptiennes, allant de la Ire dynastie (de l’Époque Thinite) à la Xe dynastie (de la Premère Période dite Intermédiaire). Le Pays est unifié comme jamais avant, le gouvernement, la religion, l’écriture, le style et l’architecture se fixent dans leur forme quasi définitive. Les rois Chéops, Khéphren et Mykérinos, bâtisseurs des Grandes Pyramides de Guizeh, appartiennent aux pharaons de la 1Ve dynastie de l’Ancien Empire. Sous leur règne, Memphis devint le centre administratif d’une Empire prospère et puissant. Les arts, la littérature, l’industrie, la chimie, l’astrologie y florissent. Des troubles révolutionnaires ayant éclaté sous les rois de la VIIIe dynastie, Memphis perdit sa prépondérance et la capitale fut transférée à Thèbes en 2160 av. J.-C. ]

 

       3000 av. J.-C. :

       Les premiers peuples sémitiques s’installent en Assyrie (ainsi appelle-t-on l’Ancien Empire de l’Asie occidentale), dont le centre devient le site d’Assur, en haute Mésopotamie, avant d’être remplacé par Kalku (la Kalha de la Genèse : chapitre X, 11), puis par Ninive.

 

[ D’abord vasseaux des premiers rois de Sumer (région correspondant à la basse Mésopotamie, en bordure du golfe Arabo-Persique), les Assyriens accèdent à l’indépendance au vingtième siècle avant notre ère. On voit un premier Royaume assyrien entrer en conflit avec l’Égypte, et culminer sous le roi Shamshi-Hadad (1823-1791 av. J.-C), dominant toute la haute Mésopotamie et le Royaume de Mari, alors une des plus importantes cités-États du Nord de la Mésopotamie (Mari est l’actuelle Tell Hariri, sur l’Euphate, en Syrie). Sous ce roi sémitique de l’époque du Bronze Moyen-Oriental, la Mésopotamie, morcelée en une trentaine de cités-États rivaux, se modèle au premier empire historique ayant une administration centralisée. Tout comme l’Égypte des Pharaons, la Phénicie des Arwadites et l’Empire de Chine, les souverains tentent alors de s’imposer en représentant de la divinité. Maîtres-gardiens de la population et des richesses du pays, ils doivent composer avec la puissance du clergé qui, depuis la nuit des temps, gère les successions royales et les possessions importantes de la divinité. Les deux grandes divinités de ce vaste royaume furent sémitiques : le dieu Assur, protecteur de la cité, et la déesse Isthar (l’Astharouth des Phéniciens d’Arwad, de Byblos, de Tyr et de Sidon). Elle sera aussi la déesse protectrice du roi Sargon d’Akkadie, le fondateur de la dynastie d’Agadé en Babylonie, et aura son grand sanctuaire à Arbèles : l’actuel Erbil, dans le Kurdistan méridional, au pied de Zagros [5]. Ce fut à proximité de cette ville irakienne qu’Alexandre le Grand remporta, en 331 avant notre ère, l’éclatante victoire contre Darius III, mettant fin comme on sait au merveilleux Empire achéménide. ]

      

       3000 av. J.-C. : Uru-Salim

       Les Jébuséens (fils de Jébus, premiers ancêtres des Palestiniens, une des sept tribus des fils de Cham, fils de Noé) s’installent à Canaan et, bien avant le Patriarche Abraham, fondent leur ville sur la croupe d’une colline au Sud du Haram actuel, entre la gorge de Cédron et la vallée de Tyropœon. Ils lui donnent le nom d’Uru-Salim (« le Dieu Salim a créé cette ville ») ou encore « Salim » ou « Salem », également nommée « Jébus » dans la Bible. C’est elle, Uru-Salim, la ville des Jébuséens adorateurs du Dieu-Salim et de la déesse Astarthé, que les premiers Hébreux, venus d’Égypte à Canaan sous la conduite de Moïse, vont nommer Yerou-Salaïm (« Yerushalayim » en hébreu), dont les traducteurs ont fait l’actuel Jérusalem (qui fait tant de grabuge dans le monde actuellement) [6].

 

2778-2260 av. J.-C. :

Égypte : l’Ancien Empire, capitale Memphis. Les rois de cette grande époque se lancent dans des expéditions dans le Sinaï et le pays de Canaan (la Palestine et la Phénicie) et poussent leurs conquêtes jusqu’à la Syrie orientale, en Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate (dont notamment le pharaon Horus Néterierkhet, dit Djoser ou Djéser, le plus célèbre souverain de la IIIe dynastie, 2700 av. J.-C.), et font construire leur célèbre tombeau, « leur demeure d’éternité », sur le plateau de Saqqarah, sur la rive gauche du Nil.

 

La pierre fait son entrée en Égypte dans la construction des temples, des palais et des monuments funéraires dédiés aux souverains.

 

« La pierre fait son apparition dans la construction, et les monuments funéraires royaux prennent grogessivement la forme de pyramides : ce sont aujourd’hui le témoignage le plus universellement connu de la splendeur de cette époque. Un art consommé se révèle à nous dans les tombeaux de Guisa et de Saqqarah ; les scènes d’une admirable finesse qui y sont gravées nous permettent d’entrer dans tous les détails de la vie quotidienne. La civilisation, très brillante, poursuit son développement, atteignant dans tous les domaines les plus hauts sommets. La fin de la VIe dynastie verra cependant le déclin de la puissance royale ; le pays s’enfonce dans une longue période de troubles, la Première Période Intermédiaire, d’où sortira plus tard un État renouvelé, le Moyen Empire. » (Les Guides Bleus, sous la direction de Francis Ambrière : Égypte, le Nil égyptien et soudanais du Delta à Khartoum, Hachette, 1971, pages 34-35)

 

       2750 av. J.-C. :

Gilgamesh, le roi mythique de la ville sumérienne d’Uruk (ou Ourouk, l’actuelle Warka, en basse Mésopotamie, sur la rive gauche de l’Euphrate ; dans la Bible : Erech), aspirant à l’immortalité humaine plutôt qu’à une vie après la mort, entoure sa cité d’une puissante muraille en briques cuites, longue de près de dix kilomètres.  

 

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       [ Repère dynastique des peuples sémitiques de Babylone, de Sumer et d’Assyrie :

 

La Ire dynastie d’Our ou Ur : 2700-2500 av. J.-C.

 

La cité d’Our domina les grandes villes babyloniennes de Sumer (Nippour, Isin, Oumma, Lagash, Ourouk, Larsa et Eridou), ainsi que la région correspondante à la basse Mésopotamie : du delta persique jusqu’à Nippour, d’Ourouk à la frontière de Suse (la future capitale de l’Empire Perse), avant d’être supplantée par la florissante Lagash (l’actuel Tell Al-Hibâ en Irak). Les origines de Suse, de Lagash ou de Nippour, ainsi que celles de toutes ces antiques cités sumériennes, se perdent dans la nuit des temps. Des fouilles archéologiques, notamment celles de l’historien anglais sir Léonard Woolley (fouilles d’Our dans l’actuel Irak de 1922-1934), mirent à jour dans la région ourienne des temples, des palais et des tombes royales qui permirent de reconstituer quelque peu l’histoire de ces royaumes disparus. Aussi suppose-t-on qu’Our, succédant il y a cinq mille ans aux dynasties plus anciennes de Kish (une des plus anciennes civilisations mésopotamiennes) et d’Ourouk dont on a parlé plus haut, devint la grande métropole sumérienne. Que ses monuments merveilleux, où vivaient une armée de prêtres, de scribes, et de courtisanes sacrées, devaient sans doute rivaliser avec les monuments contemporains de l’Égypte. Fondée à une période présumérienne, non loin de la cité d’Ourouk, sur la rive droite de l’Euphrate, tout près de son embouchure, la ville royale devait être le pays natal d’Abraham comme elle fut celui de Tèrah son père. C’est d’Our (dans la Bible : Our ou Ur des Chaldéens) que la première tribu sémitique émigra vers le pays de Canaan. ]  

 

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       [ Repère dynastique des peuples sémitiques de Babylone, de Sumer et d’Assyrie :

      

La dynastie d’Agadé ou Akkad : 2500-2250 av. J.-C.

 

Principales capitales de l’Empire agadien : Akkad, région natale au Nord-Ouest du site de Sumer (à qui elle prêta son nom avant de l’étendre à la Mésopotamie), puis à Sumer et Baylone. Langue parlée : l’akkadien ou l’agadien.

 

La dynastie d’Agadé : Nom traditionnel de la première dynastie sémitique qui finit par dominer les cités de Sumer, puis la Babylonie entière et même la Mésopotamie. Venue d’une région proche du Royaume de Sumer, appelée Akkadie, la dynastie déclina à partir de 2250 avant notre ère, jusqu’à l’arrivée des Sémitiques amorrhéens, un siècle plus tard. Les premiers Akkadiens donnèrent leur nom à la région située au Nord-Ouest de l’Empire sumérien (et plus précisément depuis le règne de Nemrod, fils de Kouch et descendant de Cham, le deuxième fils de Noé, selon la tradition yahwiste « le premier puissant sur la terre » [7]), puis à la Babylonie entière, où ils établirent un puissant royaume. Aussi, finit-on par appeler l’Akkadie (ou Akkad), l’ensemble des provinces de l’Asie mésopotamienne arrosées par le Tigre et l’Euphate. L’Empire akkadien, proprement dit, connut sa puissance dynastique sous le roi Sargon l’Ancien (dit aussi Sargon 1er d’Agadé, ou Sargon d’Akkadie) vers 2450 av. J.-C. Son royaume, bien qu’il ne durât que quelques siècles, unifia la Babylonie (dit aussi « le pays de Chinéar ») et l’entière région de Sumer et d’Akkadie, jusqu’à l’Anatolie (en Asie Mineure, autrement dit la péninsule située à l’extrémité occidentale de l’Asie). Les principaux rois de la dynastie d’Agadé furent : Uru-Mush, Shar-Kali-Sharri, Manish-Tusu et Naram-Sin. Leur puissance déclina progressivement sous les incursions des Goutéens, en 2250 av. J.-C., peuple de montagnards venus des Monts Zagros [8].

 

« Voici la descendance des fils de Noé : Sem, Cham et Japhtet, à qui des fils naquirent après le déluge. [...] Les fils de Cham furent : Kouch, Miçraïm, Pout, Canaan. Les fils de Kouch furent : Seba, Hawila, Sabta, Raama, Sabteka. Les fils de Raama furent : Cheba et Dedân.

 

Kouch engendra Nemrod ; celui-ci, le premier, fut puissant sur la terre. Ce fut un puissant chasseur devant Yahvé ; c’est pourquoi l’on dit : « Comme Nemrod, puissant chasseur devant Yahvé. » Babel, Érek, Akkad et Kalné, au pays de Chinéar, furent le point de départ de son empire. De ce pays il passa en Assour et bâtit Ninive, Rehobot-Ir, Kalah et Rèsen, entre Ninive et Kalah : c’est la grande ville. » [9] (La Bible, Genèse, chapitre X, 1-12)

 

Durant la période akkadienne, la vallée de la Mésopotamie connut un essor économique particulier ; en premier lieu l’aménagement d’un vaste réseau d’irrigation nourri par les deux fleuves légendaires du Tigre et de l’Euphrate, ce qui permit l’extension des terres arables qui, naturellement riches, ne demandaient qu’un peu de pluie et de soleil pour récompenser ses cultivateurs. La métallurgie du bronze s’y développa aussi, et le commerce avec les peuples de la vallée de l’Indus (située dans l’actuel Pakistan) et les provinces chinoises atteignit son apogée. Dans le domaine culturel, l’akkadien, langue écrite en caractères cunéiformes, remplaça progressivement le sumérien, langue qui fut réservée exclusivement au domaine religieux, et contribua à la constitution d’une littérature écrite en Mésopotamie. ]  

 

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       2500 av. J.-C. :

       Début de la dynastie d’Agadé à Sumer.

 

       2450 av. J.-C. :

Le roi Sargon l’Ancien, dit Sargon 1er d’Agadé, fonde son Empire au cœur de la Babylonie : « le pays de Chinéar ». Mêlant (avec une finesse diplomatique inégalée dont notamment le respect absolu et la liberté des croyances religieuses des cités conquises) dans une même constitution administrative la poussière des peuplades sémitiques et sumériennes de la haute et de la basse Mésopotamie, il étend son pouvoir à Babylone et à Sumer, jusqu’en l’Anatolie. Notons aussi (à toute recherche biblique utile) que non seulement la naissance du roi Sargon (placé dans une corbeille d’osier et livré au fleuve etc.) aurait pu inspirer les chroniqueurs de la vie de Moïse, mais aussi celle du roi David, dont le parallèle (échanson du souverain qui usurpe le pouvoir et forme sa propre dynastie) est pour le moins flagrant.

 

2400 av. J.C. :

Avènement du troisième souverain de la dynastie akkadienne : Le Roi Naram-Sin.

 

2400 av. J.-C. :

       Fondation de la ville de Tyr (Soûr) sur la côte syrienne. * (Article à compléter prochainement.)

 

2350 av. J.-C. :

Le roi Shar-Kali-Sharri, de la dynastie akkadienne, bâtit à Babylone le Temple d’Ishtar [10]. (Note 10 importante à lire concernant Astarté, la déesse des Sidoniens.)

 

2350 av. J.-C. :

       Fondation de la ville de Beryte (l’actuelle ville de Beyrouth) sur la côte syrienne.

 

2300 av. J.-C. :

Fondation de la ville de Sidon (Saïda), à 39 kilomètres au sud de Beryte (Beyrouth). * (Article à compléter prochainement.)

 

2260-2160 :

Égypte : la Première Période Intermédiaire, capitale Memphis.

 

             

2200 av. J.-C. :

       En Mésopotamie, la première roue à rayons succède à la roue pleine. Les Sumériens, qui vraisemblablement l’ont reçu des peuples de l’Asie centrale, attellent et montent le cheval.

 

       2160-1580 :

Égypte : le Moyen Empire, capitale Thèbes.

 

       2160-1540 av. J.-C. :    

Depuis que Memphis a perdu sa prépondérance, les nouveaux souverains égyptiens fondèrent leur capitale à Thèbes, alors une petite province. Elle ne commandait aucun carrefour, n’était ni plus ni moins prospère que ses voisines et cependant, jusqu’à la fin des pharaons, elle resta la capitale spirituelle et politique de l’Empire, la reine des villes et des nomes : La Cité par excellence des pharaons.

 

Thèbes connut sept dynasties puissantes, tous rois remarquables, de la XIe dynastie du Moyen Empire à la XVIIe dynastie de la Deuxième Période Intermédiaire. Des guerres civiles affaiblirent cependant le régime et livrèrent la capitale à l’envahissement de pasteurs cananéens (dit les Hyksos).

 

Un des chefs asiatiques étrangers, Shalit, s’empara sans difficulté de la capitale et se fit nommer roi. Son successeur fonda une nouvelle dynastie, vers 1622 av. J.-C. : c’est la XVIe dynastie de la Deuxième Période dite Intermédiaire. Elle devait être brève, tourmentée de conflits, de révoltes mal étouffées sous la cendre, et eut neuf rois, dont l’histoire fascinante et mal connue de cette époque tourmentée n’a retenu que deux noms : Ânouserrê Apopi et Ânakenenrê Apopi. Période de troubles et de désordre demeurée obscure en effet, mais à laquelle dit-on succéda l’ère de paix du Nouvel Empire ; époque de renouveau et de prospérité… quand les princes légitimes de Thèbes expulsèrent les rois étrangers d’Égypte (les Hyksos comme on les appelle) après les avoir défaits devant Avaris, leur Capitale dans la Basse Égypte. [ D’après les spécialistes de cette époque demeurée obscure : c’est à Avaris, dans le delta oriental du Nil, que les Hyksos avaient fait leur Capitale, et le vieux site d’Avaris lui-même… serait situé dans l’actuel Tell el-Dab’a où les archéologues disent avoir retrouver la cité de ces souverains. ]

 

Avec l’expansion territoriale du Nouvel Empire, s’accrut aussi le pouvoir de la religion et le rôle du Clergé dans les affaires de l’État, germe de conflit intérieur, de discorde dynastique et de dégradation de l’autorité royale. Inaugurée en 1580 av. J.-C. par le roi Nebpehtirê Ahmosis, fut fondée la XVIIIe dynastie de la période dite le Nouvel Empire. Tout comme ses prédécesseurs, ce Nouvel Empire égyptien s’achèvera dans l’usurpation du pouvoir et le déclin de la puissance extérieure, prélude à une lente décadence dont le pays du Nil, cette fois, ne se relèvera plus. Rappelons aussi que, du moins d’après certains chroniqueurs, le patriarche Abraham serait venu en Égypte avec sa femme Sarah vers l’an 1750 av. J.-C., donc sous le règne des Hyksos, comme on appelait ces rois pasteurs. (Le terme lui même signifie textuellement : Chefs des pays étrangers.)

 

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[ Repère dynastique des peuples sémitiques de Babylone, de Sumer et d’Assyrie :

 

La IIIe dynastie d’Ur : 2100-2000 av. J.-C.

 

Fondée par le roi Ur-Nammu. À sa décadence, la ville d’Ur fut prise par les Amorites (ou les Amorrhéens). Elle connut une période de reconstruction sous Nabuchodonosor II et Nabonide, au sixième siècle avant notre ère. ]

 

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2000 av. J.-C. :

      Les premiers envahisseurs babyloniens en Syrie (la région littorale de la Palestine, le Liban et la Syrie acutels). Ils y introduisent l’écriture dite cunéiforme (en forme de clous et de coins), et aussi leur langue.

 

       1900 av. J.-C. :

Les premières grandes routes rayonnent autour de Babylone, vers Ecbatane, Suse et Sardes.

 

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[ Repère dynastique des peuples sémitiques de Babylone, de Sumer et d’Assyrie :

 

La dynastie des Amorites : 1183-1530 av. J.-C.

 

Principale capitale : Babylone. Avant de s’infiltrer en Mésopotamie et de fonder une nouvelle dynastie dans la vallée, ce peuple sémitique nomade s’était installé, dès le troisième millénaire avant notre ère, dans le désert de la haute Syrie, dit le pays d’Amourrou, d’où le nom de ce peuple et de la dynastie. ]

 

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       1850 av. J.-C. :

       Migration des premiers patriarches sémitiques vers le pays de Canaan. 

      

       « Voici la descendance de Tèrah (le père d’Abram à qui Yahvé, le Dieu de la Bible, donna le nom d’« Abraham », c’est-à-dire « le Père d’une multitude de nations ») : Tèrah engendra Abram, Nahor et Harân. Harân engendra Lot. » (Genèse : XI, 27)

 

 Après la mort de Harân, son fils (« Harân mourut en présence de Tèrah, son père, en son pays natal. »), Tèrah, le chef de la tribu prend ses deux fils, Abram et Nahor, et quitte la ville chaldéenne d’Our [11] (en Mésopotamie) pour aller au pays de Canaan (le littoral syrien, et plus précisément encore la Palestine historique et le Liban actuel). Arrivés à Harân [12], ils s’y établirent avec leurs biens et leurs troupeaux. À la mort de Tèrah, quelques années plus tard (« Abram était alors âgé de soixante-quinze ans »), Abram, devenu le nouveau chef de la petite tribu nomade, prend Saraï, sa femme, Lot, le fils de son frère Hâran, et avec tous les biens qu’ils avaient acquis et les gens qu’ils s’étaient procurés à Harân, cheminent en caravane jusqu’au pays de Canaan.

 

L’épopée des patriarches vient de commencer.

 

1792 av. J.-C. :

Début du règne de Hammurabi, sixième roi sémitique de la dynastie amorite, considéré comme le véritable fondateur du premier Empire de Babylone. Il fit rayonner la civilisation babylonienne sur toute la Mésopotamie. À sa mort, en 1750 avant notre ère, lui succéda son fils Samsu-Iluna, dont le règne de quarante ans, porta à son apogée l’Empire babylonien.

 

1785-1580 av. J.-C. :

Égypte : la Deuxième Période Intermédiaire des Pharaons, capitale Thèbes.

 

1785 av. J.-C. :

       En Égypte : arrivée au pouvoir des premiers souverains Hyksos [13] et début de la XIIIe dynastie de la Deuxième Période Intermédiaire des Pharaons.

 

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[ Repère dynastique des peuples Chinois et Indiens :

 

La dynastie des Shang ou Yin : 1765-1066 av. J.-C.

 

Nom traditionnel de la première dynastie historique du vaste Empire de Chine. Principale capitale à Huang He. ]

 

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1765 av. J.-C. :

Début du règne en Chine de la dynastie des Shang, la première civilisation chinoise à avoir laissé une trace écrite de son passage dans le vaste Empire de Chine, dite aussi la dynastie des Yin. Installée d’abord à Hao, dans l’actuel district de Shangqiu (d’où le nom de Shang), la famille royale transporta sa capitale à Ying, près de d’actuel site d’Anyang (d’où son autre nom de dynastie des Yin). Mêlant le nom des deux capitales où elle a régné, le Yin et le Shang, on l’appela aussi la dynastie des Shangyin. Puis de là, le gouvernement établit sa ville sur la plaine du Huang He, arrosée par le fleuve jaune qui lui donne son nom, ainsi appelé à cause des grandes quantités d’alluvions que le Huang He charrie en temps de crue. La période des Shang, connue pour être à l’origine de l’écriture chinoise traditionnelle, sera marquée par l’essor politique, économique et culturel, la multiplication des villes, aussi bien dans le Nord que dans le Sud de l’Empire, dans l’Est que dans l’Ouest du vaste pays, la centralisation du pouvoir aristocratique, et par la surprenante et inédite évolution de l’art du bronze. Elle sera renversée par une terrible révolte de ses vassaux et remplacée par la dynastie des Zhou.

 

       1700 av. J.-C. :

       En Égypte : sous la dynastie des Hyksos, époque probable de Joseph en Égypte. Il y fait descendre Jacob et sa famille.

 

       1595 av. J.-C. :

       Raid des Hittites, peuple de l’Anatolie centrale, sur Babylone.

      

       1580 av. J.-C. :

Fin de la dynastie des Hyksos. Début du Nouvel Empire.

 

1580-1085 av. J.-C. :

Égypte : le Nouvel Empire, capitale Thèbes jusqu’à 1545 av. J.-C. puis…* (Article à compléter prochainement.)

 

       1530 av. J.-C. :

       Les Kassites à Babylone.

 

       Infiltrés en Mésopotamie depuis de début du XVIe av. J.-C., les Kassites (peuple de montagnards asiatiques venus du Zagros) règnent à Babylone dont ils ont adopté la culture et la religion. Ils y fondent une nouvelle dynastie avec leur premier roi Agoum II. Experts dans l’art d’élever et de dresser les chevaux, ils introduisent au cœur de la vallée l’usage du cheval et du char de guerre : une arme redoutable qui leur assure pendant longtemps la maîtrise du champ de bataille.

 

       1500 av. J.-C. :

       Les Hébreux en Égypte : prospérité et oppression des fils d’Israël. Conquête du pays de Canaan par les Égyptiens, qui sont alors sous le règne de Menkhéperrê Toutmôsis III (son règne dura de 1505 à 1450), le sixième roi du Nouvel Empire.

 

       1314 av. J.-C. :

       Fondation en Égypte de la XIXe dynastie sous le pharaon Mempehtiré Ramsès I (règne 1314-1312). Comme il était vieux, il laissa la réalité du pouvoir à son fils Menmaâré Séthi I (règne 1312-1298).

      

       1312-1298 av. J.-C. :

       Règne du pharaon Menmaâré Séthi I, deuxième souverain de la XIXe dynastie.

 

       1298 av. J.-C. :

       Mort du pharaon Séthi I, deuxième souverain de la XIXe dynastie, son fils Ousimaäré Ramsès II lui succède.

 

       1298-1235 av. J.-C. :

       Règne d’Ousimaäré Ramsès II, troisième souverain de la XIXe dynastie : brillant homme de guerre, grand bâtisseur de temples, pharaon au sens le plus large du terme, il fut une des plus illustres figures de l’histoire égyptienne. Il remporta la victoire indécise de Qadesh contre Mouwatalli, chef hittite de la plus grande coalition jamais dressée contre l’Égypte. Bien qu’il n’a pas réussi à prendre la ville hittite de Qadesh, ce revirement du sort de la bataille en sa faveur, aboutit au traité de ~ 1278 et au partage de la Syrie entre Hittites et Égyptiens. Son règne fut alors une vaste oasis de paix dans l’Empire, renforcée quelques années plus tard par son mariage avec une princesse hittite. Il fit restaurer tous les temples qui font encore l’émerveillement des siècles actuels, et entreprit de célèbres travaux : la salle hypostyle de Karnak (dont le plafond est soutenu par des colonnes), le temple funéraire d’Abou Simbel, mais aussi, entre autres travaux perdus à travers les siècles ou enterrés sous le sable, l’avant-cour du temple du Louksor auquel un grand pylône, flanqué de deux colosses et deux obélisques, servit de façade. L’un de ces deux obélisques se trouve aujourd’hui sur la place de la Concorde à Paris. Il fut érigé en 1836 sur l’ancienne place de la Révolution (là où l’échafaud avait sifflé sans répit de 1793 à 1795 et où fut exécuté Louis XVI). C’est à Ramès II que l’Égypte doit les colosses et les temples d’Abydos (ancienne ville de la haute Égypte, au Nord-Ouest de Thèbe), de Tanis (dans le Delta, à quelques kilomètres du lac Menzaleh), de Memphis et Héliopolis (qui fut pillée par ses nombreux conquérant, emportant chacun pour embellir sa capitale ses colonnes et ses obélisques). Il bâtit sur la rive gauche de Thèbes le Ramesseum (son propre temple funéraire comme c’était la tradition sous le règne des Pharaons) et fonda sa capitale Pi-Ramsès, la future Tanis, dans le delta du Nil, près de l’ancienne forteresse des Hykos. Son goût du grandiose, malgré un certain penchant d’excentricité qui offusquait le style classique de son époque, laissa un style caractéristique de son génie.

 

       1250 av. J.-C. :

       Moïse et Araon délivrent le peuple hébreu du joug de Pharaon et le conduisent, à travers le désert de Sinaï, à la conquête de la terre promise. L’exode du peuple d’Israël vers la terre de Canaan dura, selon la Bible, quarante ans.

 

« Tournez-vous et partez, allez à la montagne des Amorrhéens et dans tout le voisinage, dans la plaine, sur la montagne, dans la vallée, dans le midi, sur la côte de la mer, au pays des Cananéens et au Liban, jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate. Vois : je livre le pays à votre merci, allez et prenez possession du Pays que Yahvé a juré à vos pères, à Abraham, à Issac et à Jacob, de leur donner, à eux et à leur descendance après eux. » (Deutéronome : 1,7-8)

 

« L’Éternel chassera devant vous toutes ces nations, et vous vous rendrez maîtres de nations plus grandes et plus puissantes que vous. Votre frontière s’étendra du désert au Liban, et du fleuve de l’Euphrate jusqu’à la mer occidentale. » (Deutéronome : 11, 23-24)

 

 « En ce temps-là, j’implorai la miséricorde de l’Éternel, en disant : Seigneur Éternel, Tu as commencé à montrer à Ton serviteur Ta grandeur et Ta main puissante ; car quel dieu y a-t-il, au ciel et sur la terre, qui puisse imiter Tes œuvres et Tes hauts faits ? Laisse-moi passer, je Te prie, laisse-moi voir ce bon pays de l’autre côté du Jourain, ces belles montagnes et le Liban [14]. » (Deutéronome : 3, 23-25)

      

1235 av. J.-C. :

       Mort du pharaon Ramsès II, troisième souverain de la XIXe dynastie, son fils Minephta lui succède.

 

       1235-1224 av. J.-C. :

       Règne de Minephta, quatrième souverain de la XIXe dynastie. La poussée des peuples indo-européens, commencée déjà à partir de Menmaâré Séthi Ier, se fait préoccupante. Ils envahirent d’un côté l’Asie Mineure sans que les Hittites puissent les contenir, et de l’autre la Libye, où ils réussirent à imposer leur dynastie. « En l’an cinq du règne de Minephta, ils s’avancèrent jusqu’à la lisière occidentale du Delta, où le roi d’Égypte, ayant rassemblé ses armées, remporta sur eux une éclatante victoire. Parmi les stèles célébrant les succès de Minephta, l’une connue sous le nom de stèle d’Israël, semble indiquer que les Égyptiens firent également campagne en Asie, tout en nous livrant la seule attestation connue du nom d’Israël dans les textes hiéroglyphiques. » (Les Guides Bleus, Égypte, Le Nil Égyptien et soudanais du Delta à Khartoum, Hachette, 1971, page 45)

 

       1224 av. J.-C. :

       Mort du pharaon Minephta, quatrième souverain de la XIXe dynastie, Ouserkhéperouré Séthi II lui succède.

 

       1224-1200 av. J.-C. :

       Règne des quatre derniers souverains et souveraine de la XIXe dynastie des Pharaons : Ouserkhéperouré Séthi II (le cinquième souverain de la dynastie), Memmirê Amenmès (le sixième souverain promu au rang de Pharaon), l’usurpateur Akhenrê Mineptha ou Ramsès-Sipath (le septième souverain), enfin la reine Taousert (la huitième et dernière souveraine de la XIXe dynastie).   

 

       1200 av. J.-C. :

       Le pharaon Mentouhotep IV ouvre une route vers la mer Rouge. * (Article à compléter prochainemet… vérifier surtout  le nom du pharaon Mentouhotep IV… Il n’existe nulle part sauf dans « Histoire de la locomotion terrestre », page 106, d’où j’ai tiré l’information.)

 

1200 av. J.-C. :

Josué (le successeur de Moïse à la tête du peuple d’Israël) pénètre en Canaan, la clé frontalière de la terre promise à Moïse par Yahvé/Adonaï.

  

« Maintenant, lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer dans le pays que je donne aux enfants d’Israël. Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne comme je l’ai dit à Moïse. Vous aurez pour territoire depuis le désert et le Liban jusqu’au grand fleuve, le fleuve de l’Euphrate, tout le pays des Héthiens, et jusqu’à la grande mer vers le soleil couchant. » (Le Livre de Josué, 1, 2-4)

 

       1163 av. J.-C. :

       Conduits par leur roi Shutruk Nah-Hunté Ier : raid des Élamites [15] et fin de la dynastie des Kassites à Babylone.

      

*

 

[ Repère dynastique des peuples Chinois et Indiens :

 

 La dynastie des Zhou : 1066-221 av. J.-C.

 

Nom traditionnel de la deuxième dynastie historique du vaste Empire chinois. ]

      

*

 

1085-330 av. J.-C. :

Égypte : la Basse Époque, capitale… * (Article à compléter prochainement.)

 

1066 av. J.-C :

       Fin du règne des Shang et début du règne de la dynastie des Zhou. Sous cette nouvelle lignée d’empereurs, dont les ancêtres furent les vassaux des Shang, s’imposera le développement de l’agriculture et de l’artisanat, et l’art du bronze. Ainsi que le témoignent de nombreuses pièces d’art qui ont traversé les siècles, figurines, statuettes, bijoux, vases rituels, candélabres, plaques de harnachement, têtes de hampe et cloches en bronze, cette industrie venue de la nuit du temps, sera portée à une de ses plus belles expressions artistique sous la nouvelle dynastie. Tout comme l’Empire romain à son apogée, divisé en monde romain d’Orient et monde romain d’Occident, la dynastie des Zhou se partagera l’Empire, ou plutôt les réduira à se disloquer en deux trônes : le Zhou d’Occident, qui aura pour capitale Hao, puis Feng ; et le Zhou d’Orient qui établira sa capitale à Luoyi.

 

       1000 av. J.-C.

       Naissance du roi David (avec Abraham et Moïse une des plus grandes figures d’Israël) : fils de Jessé de la tribu de Juda, fils d’Obed, fils de Booz et de Ruth la Moabite (de la tribu de Moab, fils de Loth, peuple sémitique dont la langue et la religion sont proches de celles des Juifs, et ont « Kamos » pour Dieu).

 

*

 

La touchante hisoire de Ruth, la belle-fille de Noémie qui devint l’épouse de Booz, riche et puissant seigneur israëlite, est racontée dans le petit livre qui porte son nom (La Bible, Le Livre de Ruth [16]). Avec le Cantique des Cantiques, il est un des chefs d’œuvres de la littérature biblique, et par sa facture champêtre du genre pastoral. Pressé par la famine, un Juif de Bethléem, Élimélek, quitte le pays avec sa femme, Noémie, et ses deux fils, Mahlôn et Kilyôn, pout gagner les « campagnes de Moab » (à l’ouest de la Jordanie actuelle). Il y meurt, et dix ans plus tard, ses deux fils, qui ont épousé des Mohabites (des adoratrices de Kamos), le suivent à leur tour. Noémie reste seule avec les deux veuves, Ruth et Orpa, et c’est une des plus belles histoires bibliques qui commence : « ... une délicieuse histoire, pleine de charme, de douceur, et d’émotion contenue. Une de celles que l’on souhaiterait plus longues, bien plus longues que l’auteur ne les a conçues. On en veut quelque peu à l’enchanteur d’emporter si tôt son talisman. » (Introduction à Ruth, Émile Osty et Joseph Trinquet, La Bible, Éditions Seuil, 1973, page 535) Car Ruth, malgré les objurgations de sa belle-mère (soucieuse du bonheur de ses brus et ne voulant pas imposer à leur vert veuvage la compagnie d’une belle-mère aux cheveux blancs), refuse de la quitter pour rejoindre les siens ; et, la famine ayant cessé, l’accompagne à Bethléem. C’est alors le temps de la moisson des orges. En allant glaner dans les champs, la chance lui fit rencontrer Booz… « c’était un parent du côté de son mari, un homme fort riche, du clan d’Élimélek. » De cette glaneuse étrangère, bénie par le seigneur Booz pour son touchant dévouement envers sa belle-mère, qu’il finit par épouser en application de la loi du lévirat (tradition qui fait en Orient comme un devoir sacré que le frère du défunt épouse la veuve afin de poursuivre sa lignée), naîtra Obed, le père de Jessé de la tribu de Juda, de qui naîtra David, et environ dix siècles plus tard Jésus. Grand destin en effet que celui de Ruth, héroïne incomparable : elle fut l’aïeule de David, ce jeune berger musicien qui épousa la fille d’un souverain, le roi Saül – de la tribu de Benjamin, selon la tradition juive le premier d’Israël à avoir uni sous une même couronne la nation entière, – et fut sacré roi d’Isarël par le prophète Samuel, et par lui l’ancêtre du Messie (auquel bien entendu les Juifs eux-mêms n’y croient pas).

 

 

 

[ Ruth et Noémie (dans la Bible)

 

Au temps où gouvernaient les juges, une famine survint dans le pays et un homme de Bethléem de la tribu de Juda (ou de Judée) s’en alla avec sa femme et ses deux fils pour séjourner dans les Champs de Moab, ils s’y établirent. Cet homme s’appelait Élimélek, sa femme Noémie (ou « Naomie » qui veut dire, joie ou bonheur), et ses deux fils Mahlôn et Kilyôn ; ils étaient Éphratiens, de Bethléem de Juda. Arrivés dans le champ de Moab, ils s’y établirent. Élimélek, le mari de Noémie, mourut, et elle lui survécut avec ses deux fils. Ils prirent pour femmes des Moabites, l’une se nommait Orpa et l’autre Ruth. Ils demeurèrent là une dizaine d’années. Puis Mahlôn et Kilyôn moururent, tous deux aussi, et Noémie resta seule, privée de ses deux fils et de son mari. Alors avec ses brus, elle se disposa à revenir des Champs de Moab. […] Elle quitta donc avec ses brus le lieu où elle avait demeuré et elles se mirent en chemin pour retourner au pays de Juda.

 

Noémie dit à ses deux brus : « Partez donc mes filles et retournez chacune à la maison de votre mère. Que Dieu use de bienveillance envers vous comme vous en avez usé envers ceux qui sont morts et envers moi-même. Que Dieu vous fasse trouver à chacune du repos et du bonheur dans la maison d’un mari. » […] Elles commencèrent à crier et à pleurer, puis Orpa embrassa sa belle-mère et retourna vers son peuple et vers son Dieu, mais Ruth lui resta attachée !

 

Noémie dit alors : « Vois, ta belle-sœur s’en est retournée vers son peuple et vers son dieu ; retourne toi-aussi, et suis la. » Ruh répondit : « Ne me presse pas de t’abandonner et de m’éloigner de toi, car où tu iras j’irai, où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu. Là où tu mourras, je mourrai et là je serai ensevelie. Que Dieu me fasse ce mal et qu’il ajoute encore cet autre, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi. »

 

Voyant que Ruth s’obstinait à l’accompagner, Noémie cessa d’insister auprès d’elle.

 

Elles s’en allèrent donc toutes deux et arrivèrent à Bethléem. Leur arrivée à Bethléem mit toute la ville en émoi : « Est-ce bien là Noémie ? » s’écriaient les femmes. « Ne m’appelez plus Noémie » leur répondit-elle, « appelez-moi Mara, car Shaddaï m’a remplie d’amertume. (Noémie ou « Naomie » veut dire joie et Mara amer, d’où le jeu de mots par l’auteur.) Comblée j’étais partie, vide Dieu me ramène ! Pourquoi m’appelez-vous encore Noémie, alors que Dieu a témoigné contre moi et que Shaddaï (autre nom de Dieu qui veut dire « Protection du Seigneur ») m’a rendue malheureuse ? »

 

C’est ainsi que Noémie revint au pays, ayant avec elle sa belle-fille Ruth, la Moabite, celle qui est revenue des Champs de Moab. Elles arrivèrent à Bethléem au début de la moisson d’orge.

 

Ruth dans les Champs de Booz :

Noémie avait du côté de son mari, un parent. C’était un homme de haute condition qui appartenait au même clan qu’Élimélek, il s’appelait Booz.

 

Ruth la Mohabite dit à Noémie : « Permets-moi d’aller dans le champ glaner des épis derrière celui aux yeux duquel je trouverai grâce. » (C’est le droit des pauvres en Orient, selon la loi sémitique, mais son exercice dépend des bonnes grâces du propriétaire.) Elle lui répondit : « Va, ma fille. » Ruth partit donc et s’en vint glaner dans les champs derrière les moissonneurs. Sa chance la conduisit (ici le mot « chance » signifie une haute volonté divine, cachant un grand dessein) dans une pièce de terre appartenant à Booz, du clan d’Élimélek. Or voici que Booz arrivait de Bethléem : « Que Dieu soit avec vous ! » dit-il aux moissonneurs, et eux répondirent : « Que Dieu te bénisse ».

 

Booz demanda alors à celui de ses serviteurs qui commandait aux moissonneurs : « À qui est cette jeune femme ? » (En Orient, et notamment à l’époque de ce joli conte aux teintes arabes d’aujourd’hui, toute femme appartient à quelqu’un, père, mari, frère, fils, ou maître.) Et le serviteur qui commandait aux moissonneurs répondit : « Cette jeune femme est la Moabite, celle qui est revenue des Champs de Moab avec Noémie. Elle a dit : Permettez-moi de glaner et de ramasser ce qui tombe des gerbes derrière les moissonneurs. Elle est donc venue et elle est restée ; depuis le matin jusqu’à présent elle s’est à peine reposée. »

 

Booz (déjà amoureux de la belle Moabite venue glaner dans ses champs) dit à Ruth : « Écoute-moi ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ, ne t’éloigne pas d’ici et attaches-toi à mes seravantes. Regarde où l’on moissonne dans le champ, et reste près. Sache que j’ai interdit à mes serviteurs qu’on te frappe ou te touche. Et quand tu auras soif, va aux cruches et bois de ce qu’ils auront puisé. » Alors Ruth, tombant la face contre terre, se prosterna et lui dit : « Comment ai-je trouvé grâce à tes yeux pour que tu t’intéresses à moi qui ne suis qu’une étrangère ? » « C’est qu’on m’a bien rapporté » lui dit Booz, « tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari ; comment tu as quitté ton père, ta mère et ton pays natal pour te rendre chez un peuple que tu n’avais jamais connu, ni d’hier ni d’avant hier. Que Dieu te rende ce que tu as fait et que tu obtiennes pleine récompense de la part du Seigneur, le Dieu d’Israël, sous les ailes de qui tu es venue t’abriter ! » Elle dit : « Puissé-je trouver grâce à tes yeux, mon seigneur ! (Cela sonne si près de la réponse de Marie, la mère de Jésus, à l’ange Gabriel venu lui annoncer la merveilleuse naissance.) Tu m’as consolée et tu as parlé au cœur de ta servante, alors que je ne suis pas l’égale d’une de tes seravantes. »

 

Au moment du repas, Booz dit à Ruth : « Approche-toi, mange de ce pain et trempe ton morceau dans le vinaigre (additionnée de vinaigre, l’eau constituait une boisson rafraîchissante). » Elle s’assit donc à côté des moissonneurs, et Booz lui offrit un tas de grains rôtis. Elle mangea et se rassasia, et elle garda le reste. Puis lorsqu’elle se fut levée pour glaner, Booz donna cet ordre à ses serviteurs : « Qu’elle glane aussi entre les gerbes, et ne l’inquiétez pas. Et même, ayez soin de choisir vous-même quelques épis de vos javelles, vous les laisserez tomber pour elle, elle pourra les ramasser et vous ne crierez pas après elle. » Ruth glana dans le champ jusqu’au soir, et lorsqu’elle eut battu ce qu’elle avait ramassé, il y avait environ une mesure d’orge. ]

 

*

  

Booz finit par racheter la terre de son parent Élimélek et, selon le droit de rachat, par épouser la Moabite. Ainsi voulait la loi de Moïse : le plus proche parent du défunt, en acquérant la terre qui lui appartenait, doit acquérir la veuve sans enfants de celui-ci, afin de maintenir le nom du défunt sur son héritage. De ce mariage entre Ruth et Booz va naître Obed, celui qui sera le grand-père de David. Une généalogie du futur roi termine ce beau récit aux douces tonalités orientales, qui inspira une légion de poètes, de peintres et de musiciens. Sa beauté vient du fait qu’il préconise l’émancipation du yahvisme orthodoxe qui prétend interdire les mariages mixtes. Esprit de dévouement, foi en la providence, générosité, confiance en Dieu forment la façade édifiante du message qui relève ce délicieux conte pastoral ; et cet esprit universaliste est l’intention principale de l’auteur. Le Livre de Ruth, qui est surtout le récit du rachat de Noémie (« Les femmes dirent alors à Noémie : Béni soit Yahvé qui ne t’a pas laissé manquer aujourd’hui de quelqu’un pour te racheter… ta bru qui t’aime, vaut mieux pour toi que sept fils. »), tue en quelque sorte le Livre de Néhémie (« Même Salomon, les femmes étrangères l’entraînèrent à pécher ! Dois-je apprendre à votre sujet que vous commettez aussi ce grand crime : trahir votre Dieu en vous mariant avec des femmes étrangères ? ») et ses préceptes racistes [17] : puisque l’aïeul du roi David (lui-même d’un milieu modeste) n’a pas hésité à épouser une Mohabite ; tel est l’enseignement du Livre de Ruth. Ruth, modèle antique de Marie et de Chmouné [18] (la mère de Dahesh), par son mariage avec Booz (propriétaire de village qui épouse une glaneuse étrangère qui adore un Dieu rejeté par le peuple d’Israël comme « dieu idolâtre »), entre dans la généalogie de Jésus considéré par les Chrétiens comme « le Fils de Dieu » : « Salmon engendra Booz, de Rahab ; Booz engendra Jobed, de Ruth ; Jobed engendra Jessé ; Jessé engendra le roi David. David engendra Salomon, de la femme d’Urie ; Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia ; […] Matthan engendra Jacob ; Jacob engendra Joseph l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus, appellé Christ. » (Le Nouveau Testament, Matthieu, chapitre I, 5-17). (Note 17 importante à lire concernant Salomon et le Livre de Néhémie.) (Note 18 importante à lire concernant le Daheshisme.)

 

Ainsi Chmouné la Jacobite du village kurde d’Assaphos en Turquie, épousa Moussa Écha’ya le Mésopotamien (dont le nom en arabe a donné El-Achi), et donna naissance dans la cité de David à l’enfant miraculeux dont il est dit : « Un rameau sortira du tronc d’Écha’ya, et de ses racines un rejeton poussera. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur, esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de vaillance, esprit de science et de crainte de Dieu. » (La Bible, Écha’ya / Isaïe ou Ésaï en français, chapitre XI, 1-2)

 

Notons aussi à propos de Ruth, que de toute la lignée de Jésus présentée par le chroniqueur évangéliste depuis Abraham (« Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu’à David ; et quatorze générations depuis David jusqu’à la déportation à Babylone ; et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu’à Jésus-Christ. » La Bible, Le Nouveau Testament, Matthieu, chapitre I, 17) : outre Marie, la mère du Sauveur, seules trois femmses sont citées : Rahab, la mère de Booz ; Ruth la Mohabite, qui est la bisaïeule de David ; enfin l’épouse d’Urie, de qui naquit Salomon. Mais fort curieusement, seules Rahab et Ruth sont citées nommément, d’où leur importance du côté des femmes aux yeux des premiers Chrétiens. Sinon, leur nom n’aurait pas été inclus dans ce texte, déjà si avare de détails sur la vie même de celui dont il est supposé en faire la biographie [19]. (Note 19 importante à lire concernant l’Évangile de Matthieu.)

 

Le conte de Ruth, qui selon des légendes aurait été l’objet d’une intervention divine qui l’aurait rendue féconde, inspira de nombreux peintres, compositeurs et romanciers, notamment le célèbre poème de Victor Hugo, inclus dans La Légende des Siècle : « Booz Endormi », daté, coïncidence ou intention cachée, 1 mai 1859, qui tombe le premier jour du mois de Marie (« Mai, c’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau… ») qui est aussi celui de la déesse Maïa (déesse de la croissance et de la fertilité dans la mythologie gréco-romaine).

 

 

                  

1027-1007 av. J.-C. :

       Règne de Saül à Jérusalem sur les tribus d’Israël et de Juda.

      

Saül est désigné roi d’Israël par le prophète Samuel. Il est considéré comme le premier roi des Hébreux de la tribu de Benjamin (« la moindre et plus belliqueuse des tribus d’Israël »). Ses exploits guerriers, avec son fils Jonathan, commencent tout de suite après son avènement. Battu par les Philistins, les premiers habitants de la Palestine actuelle, il se donne la mort à Gelboé (montagne de Canaan en Palestine) vers 1010 avant notre ère.

 

       « Alors Saül, gravement blessé par les tireurs philistins, dit à son écuyer : « Tire ton épée et transperce-moi, de peur que ces incirconcis ne viennent et ne se jouent de moi. » Mais son écuyer ne voulut pas, car il était rempli d’effroi. Alors Saül prit son épée, et se jeta sur elle. Voyant que Saül était mort, l’écuyer se jeta lui aussi sur son épée et mourut avec lui. Ainsi moururent ensemble ce jour-là Saül, ses trois fils et son écuyer. Lorsque les Israélites qui étaient de l’autre côté de la vallée, et ceux qui étaient de l’autre côté du Jourdain virent que les hommes d’Israël étaient en déroute et que Saül et ses fils avaient péri, ils abadonnèrent leurs villes et prirent la fuite. Les Philistins vinrent s’y établir. » (La Bible, Premier Livre de Samuel, chapitre XXXI)

 

1014 av. J.-C. :

David est sacré roi d’Israël par le prophète Samuel, du vivant même de Saül.

 

1007 av. J.-C. :

Bataille de Gelboé et victoire écrasante des Philistins sur les tribus juives. Mort du roi Saül et de son fils Jonathan. David, ami de cœur de Jonathan (qu’il pleure dans une élégie émouvante dont nous est resté un fragment (et qui froisse de douleur le cœur de la pierre si la pierre avait un cœur : « Jonathan a été tué sur les hauts lieux ! Jonathan, mon frère, je suis dans l’angoisse pour l’amour de toi ; tu faisais tout mon plaisir, l’amour que j’avais pour toi était plus grand que celui qu’on a pour les femmes. ») et époux de Mikal, la fille de Saül, est reconnu roi par la tribu de Juda. Bientôt, il impose son règne sur toutes les tribus d’Israël.    

 

       1004 av. J.-C. :

       Naissance de Salomon [20], fils de David, roi d’Israël, et de Bethsabée, la femme d’Urie.

 

       1000 av. J.-C. :

       Un réseau de routes relie les provinces majeures du monde grec.

 

974 av. J.-C. :

      Testament verbal de David (fils de Jessé, fils d’Obed, fils de Booz et de Ruth la Mohabite), à son fils Salomon.

 

Mort de David, son fils Salomon lui succède au trône d’Israël et de Juda.

 

       « David se coucha avec ses pères, et il fut enseveli dans la Cité de David. Le temps que David régna sur Israël fut de quarante ans : à Hébron il régna sept ans, et à Jérusalem il régna trente-trois ans. Et Salomon s’assit sur le trône de David son père, et sa royauté fut solidement établie. (La Bible, Le Premier Livre des Rois, chapitre 2, 10-12) 

 

       974-932 av. J.-C. :

       Règne de Salomon. Entrepise en ~ 960, achèvement de la construction du premier Temple de Jérusalem.

 

       942 av. J.-C. :

       Salomon : Le Cantique des Cantiques dans lequel il chante la reine de Saba. (Voir article 2350 av. J.-C., note 1 : Isthar.)

 

932-934 av. J.-C. :

Mort du roi Salomon (~ 932). Schisme  au sein du Royaume hébreu et scission (~ 934) en deux royaumes rivaux des tribus de Jacob : le Royaume d’Israël et le Royaume de Juda.

 

Roboam, son fils (dont la dureté et la maladresse politiques devaient provoquer le schisme au sein des tribus du Nord) lui succède sur le trône de Juda et règne sur les tribus du Sud : capitale Jérusalem. Jéroboam (ancien domestique de Salomon) lui succède sur le trône d’Israël [à ne pas confondre avec le Royaume ou l’État d’Israël, unissant les tribus de l’Exode sous Samuel, Saül et David, surnom de Jacob, l’ancêtre éponyme du peuple hébreu], qu’il fonde avec l’appui des tribus révoltées du Nord (déjà fortement défavorisées sous Salomon) contre leur nouveau maître Roboam : capitale Samarie. Ancien factotum de Salomon, le grand unificateur du peuple élu d’Israël après son père David, Jéroboam est considéré (à tort ou à raison par certains « historiens tendancieux » du Proche-Orient) comme « le fondateur et le premier roi du Royaume d’Isarël ».

 

932-914 av. J.-C. :

Règne de Roboam, roi de Juda (ou Judée née du schisme de l’État fondé par David, avec pour capitale Jérusalem).

 

932-911 av. J.-C. :

Règne de Jéroboam I, roi d’Israël (constitué par les tribus de Nord, avec pour capitale Samarie).

 

914-912 av. J.-C. :

Abiyam, roi de Judée.    

 

911-910 av. J.-C. :

Nadab, roi d’Israël.

 

912-871 av. J.-C. :

Règne d’Asa, roi de Judée.

 

910-887 av. J.-C. :

Règne de Baacha, roi d’Israël.

 

887-886 av. J.-C. :

Éla (le fils de Baacha), roi d’Israël.          

 

886 av. J.-C. :

Zimri (le serviteur d’Éla contre qui il fomente un coup d’État et puis l’abat à coups d’épée une nuit de fête au palais), roi d’Israël pour sept jours.

 

Omri lui succède contre Tibnit (qui appuyé par la moitié d’Israël lui avait en vain disputé le pouvoir).

 

« La vingt-sixième année d’Asa, roi de Juda, Éla, fils de Baacha, devint roi d’Israël [le petit Royaume d’Israël qui a pour capitale Samarie], à Tirça, pour deux ans. Son serviteur Zimri, commandant de la moitié des chars, conspira contre lui. Alors qu’il était à Tirça, buvant à s’envivrer dans la maison d’Arça, le maître du palais de Tirça, Zimri entra et le frappa à mort, la vingt-septième année d’Asa, roi de Juda, et il régna à sa place.

 

La vingt-septième année d’Asa, roi de Juda, Zimri devint roi, pour sept jours, à Tirça. L’armée campait alors devant Guibbetôn, qui était aux Philistins. Quand l’armée qui assiégeait Guibbetôn apprit la nouvelle : « Zimri a conspiré et même il a abattu le roi ! » tout Israël fit roi sur Israël Omri, le chef de l’armée, ce jour-là même, dans le camp. Omri et tout Israël avec lui montèrent de Guibbetôn et assiégèrent Tirça. Lors donc que Zimri vit que la ville était prise, il entra dans le donjon de la maison du roi, brûla sur lui la maison du roi par le feu, et il mourut. Ce fut pour le péché commis en faisant ce qui est mal aux yeux de Yahvé, en suivant le chemin de Jéroboam et du péché qu’il avait commis en faisant pécher Israël.

 

Le reste des actes de Zimri et la conspiration qu’il ourdit [contre le roi Éla], cela n’est-il pas écrit sur le livre des Chroniques des rois d’Israël ?

 

Alors le peuple d’Israël se divisa en deux moitiés : une moitié suivit Tibnit, fils de Guinat, pour le faire roi, l’autre suivit Omri. Mais le parti d’Omri l’emporta sur le parti de Tibnit, fils de Guinat ; Tibnit mourut et Omri devint roi. » (La Bible, Le Premier Livre des Roi, chapitre XVI, 15-22)          

 

886-875 av. J.-C. :

Règne d’Omri, roi d’Israël (« Omri devint roi d’Israël pour douze ans »). D’après les Chroniqueurs, il régna six ans à Tirça, puis il acheta la montagne de Samarie à Chèmer pour deux talents d’argent ; il bâtit sur la montagne, et donna à la ville qu’il avait bâtie le nom de Samarie (d’après le nom de Chèmer, propriétaire de la montagne) : « Omri fit ce qui est mal aux yeux de Yahvé ; il fit pis encore que tous ses prédécesseurs... par ses péché et par ses vanités il indigna Yahvé, Dieu d’Israël. Le reste des actes d’Omri, ce qu’il a fait, ainsi que la bravoure qu’il déploya, cela n’est-il pas écrit sur le livre des Chroniques des rois d’Israël ? Omri se coucha avec ses pères, et il fut enseveli à Samarie. Achab, son fils, régna à sa place. » (La Bible, Le Premier Livre des Rois, chapitre XVI, 25-28)  

      

900 av. J.-C. :

Le char de guerre babylonien arrive en Europe.

 

900 av. J.-C. :

Fondation de la cité de Sparte dans le Péloponnèse (péninsule située en Grèce à l’extémité méridionale de la chaîne des Balkans et rattachée au continent par l’Isthme de Corinthe). [21]

 

       875 av. J.-C. :

       Mort d’Omri à Samarie, capitale d’Israël, son fils Achab le remplace. Mariage d’Achab, fils d’Omri, avec la princesse phénicienne Jézabel, fille d’Etbaal, roi des Sidoniens – peuple de l’actuelle cité de Sidon (Saïda en arabe, ville située à 39 kilomètres au sud de Beyrouth, la capitale du Liban dont elle est la troisième plus grande ville), alors le plus important port de la Méditerranée.

 

« Achab, fils d’Omri, devint roi sur Israël la trente-huitième année d’Asa, roi de Juda ; et Achab, fils d’Omri, régna sur Israël, à Samarie, pendant vingt-deux ans. Achab, fils d’Omri, fit ce qui est mal aux yeux de Yahvé plus que tous ceux qui l’avaient précédé. Ce fut trop peu pour lui de s’adonner aux péchés de Jéroboam, fils de Nebat ; il prit pour femme Jézabel, fille d’Etbaal, roi de Sidon, puis il alla servir Baal et se prosterner devant lui. Il érigea un autel à Baal dans la Maison de Baal qu’il bâtit à Samarie. Achab fit aussi une idole d’Astarté. Il surpassa, pour indigner Yahvé, Dieu d’Israël, tous les rois d’Israël qui l’avaient précédé. » La Bible, Le Premier Livre des Roi, chapitre XVI, 29-33)

 

       875-854 av. J.-C. :

       Règne d’Achab en Samarie, septième roi d’Israël, époux de Jézabel, la princesse phénicienne.

 

[ Événements marquants du règne d’Achab et de Jézabel : Indigné par les égarements de la famille royale et la prospérité des dieux phéniciens implantés en Samarie par Jézabel, le prophète Élie le Tichbite (originaire du village de Tichbé en Galaad, ancienne province palestinienne au Nord-Ouest de l’actuelle Jordanie), annonce au roi Achab une famine punitive et se retire au pied du torrent de Kerit, à l’est du Jourdain. (Ainsi nous dit la Bible au Premier Livre des Roi, chapitre XVII, 2-4 :) La parole de Yahvé advint à Élie en ces termes : « Pars d’ici, dirige-toi vers l’Orient, et cache-toi près du torrent de Kerit, qui est en face du Jourdain. Tu boiras de l’eau du torrent, et j’ai commandé aux corbeaux de te nourrir-là. » Massacre des prophètes par Jézabel, lutte d’Élie contre le roi Achab (menacé, Élie s’enfuit au mont Horeb). Campagnes d’Achab contre les Araméens. ]

 

871-849 av. J.-C. :

Règne de Josaphat à Jérusalem, roi de Juda.      

 

       854 J.-C. :

Mort d’Achab : son fils Ochozias lui succède pour deux ans sur le trône de Samarie. (Il est le huitième roi d’Israël depuis le schisme au sein du Royaume fondé par David.)

 

853-842 av. J.-C. :

      Règne de Joram, fils de Jézabel et frère d’Ochozias (fils d’Achab, fils d’Omri, fils de Zimri, fils d’Éla, fils de Baacha, fils de Nadab, fils de Jeroboam I), sur Israël en Samarie. [Il est le neuvième roi du trône d’Israël issu du Grand Royaume de David : dit « le Joram du Nord ».] Pour châtier les Moabites, ses tributaires insoumis, il s’allie à Josapha de Juda et à son vassal, le roi d’Édom. Victorieux un moment sur le camp des Moabs [22], tous les trois se rabattent sur le pays et encerclent la capitale : Qir-Harèset. Sur les murs de la ville assiégée, Mécha, le roi de Moab, égorge alors son fils aîné en holocauste à Chamos, le dieu national des Moabs. Épouvantés par le spectacle horrifiant, la coalition se débande et lève le siège. 

 

       Enlèvement extraordinaire d’Élie au ciel par « un  char de feu » (rêve d’Icare interplanétaire qui, si l’histoire d’Élie était vraie, ce qui n’est pas impossible, pourrait être une soucoupe volante venue d’une planète voisine. Ou peut-être du futur actuel… Mais pourquoi avoir choisi Élie. Le moins qu’on puisse dire est que, du moins dans cette partie, l’imagination julevernienne des chroniqueurs de la Bible a peut-être fait mouche).    

 

849-842 av. J.-C. :

      Règne de Joram, fils de Josaphat, fils d’Asa, fils d’Abiyam (ou Abiya le premier roi de Juda), fils de Roboam, fils de Salomon, sur le Royaume de Juda. [Il est le cinquième souverain du trône de Juda issu du schisme du Royaume de David : dit « le Joram du Sud ».] Époux d’Athalie (fille de Jézabel la Phénicienne et d’Achab, roi d’Israël), il inaugure son avènement en massacrant ses six frères ainsi que tous les amis de son père, pour s’emparer de leurs biens, et gouverne en tyran la Judéee. Lui même fut puni par le massacre de toute sa famille par une coalition de Philistins et d’Arabes : ils envahirent son camp, pillèrent sa maison et ne lui laissèrent que son fils Ochozias, qui lui succéda.

 

842 J.-C. :

Mort d’un mal incurable aux entrailles, deux ans après la razzia qui a frappé sa famille et ses biens, de Joram du Sud, fils de Josaphat, fils d’Asa, roi de Juda : son fils Ochozias, contemporain de Joram d’Israël, lui succède pour une année sur le trône de Jérusalem. [Il est le sixième roi de Juda depuis le schisme au sein du Royaume de David.] Sa mère Athalie, fille d’Achab (appelée fille d’Omri), roi d’Israël et de Jézabel, succède à son fils, exécuté par Jéhu (en même temps que Joram d’Israël) sur le trône de Juda. Elle avait épousé Joram du Sud avant qu’il ne monte sur le trône de son père Josaphat.

 

       « Monstre de cruauté, Athalie, originaire d’Israël, fait périr toute la descendance royale de la maison de Juda, c’est à dire ses propres petits-enfants, pour régner elle-même sur le pays (841-835 av. J.-C.). Seul Joas, un très jeune fils d’Ochozias, est sauvé du massacre par une de ses tantes, et caché dans le Temple pour y être élevé secrètement.

 

       Lorsque l’enfant a sept ans, une conjuration menée par le prêtre Yehoyada le fait reconnaître pour roi ‘dans la Maison de Yahvé’, s’empare d’Athalie accourue aux sons des orphéons et des acclamations qui saluent le sacre de Joas, et la met à mort dans la ‘maison du roi’, hors de l’enceinte sacrée du sanctuaire. » (Dictionnaire de la Bible, André-Marie Gérard, Robert Laffont, 1989, article Athalie, page 110-111)

 

       814 av. J.-C. :

Fondation de Carthage, ville phénicienne d’Afrique du Nord située sur le golfe de Tunis, à 16 kilomères de Tunis, la capitale actuelle de la Tunisie. [23]

 

       Selon le poète latin Virgile, Carthage, Qart Hadasht (en latin Carthago : « la nouvelle ville »), fut fondée par la reine Didon, souveraine de colons navigateurs venus de Phénicie et de Chypre y installer leurs résidences et leurs comptoirs. Une légende dit aussi que pour fuir la tyrannie et la persécution religieuse de son frère Pygmalion, roi de Tyr (Soûr), la jeune princesse tyrienne s’était enfuie de Phénicie avec un petit peuple, une élite de fidèles compagnons, après que Pygmalion eut assassiné son époux Sicharbar (grand-prêtre du dieu Phénicien Melkart, spécialement vénéré à Tyr et qui fut appelé dans les colonies fondées par Carthage Baal de Tyr). En ces siècles du cosmopolitisme divin, tous les cultes, nés d’une foule de croyances et de dévotions se mêlaient et se confondaient, faisant de l’antique monde méditerranéen, un creuset de polythéisme gréco-romain, sémitique, égyptien et phénicien. Bien souvent, les grands-prêtres de ces cultes entraient en conflit, se livraient des guerres et se persécutaient au nom de leur divinité. Si en 814 le culte de Melkart devint une religion persécutée en Phénicie, son berceau d’origine, le Yahvisme le fut de même en Israël sous Jézabel. Princesse de Tyr, confessant Baal-Melkart, elle avait épousé le roi Achab et réussi à introduire en Samarie (la capitale d’Israël) et à Galaad, le culte des dieux phéniciens [24]. Didon, plus sage, fit au Magreb, à la fin du neuvième siècle av. J.-C., ce que sa malheureuse sœur Jézabel n’avait pas réussi à faire à Canaan, un demi siècle plus tôt, introduisant en Israël le culte de Baal-Melkar, le dieu de Tyr. (Il est vrai que le Dieu-Unique ne souleva aucun prophète à Carthage contre Didon pour s’y opposer, comme Il fit pour Jézabel : ce fut, selon Virgile, l’amour d’Énée qui l’a tuée.)

      

       802-763 av. J.-C. :

       Règne d’Ériba-Marduk à Babylone.

 

       722-711 av. J.-C. :

       Règne de Marduk-Apal-Iddin à Babylone (le Mérodach-Baladan de la Bible, cité dans Le Deuxième Livre des Rois) :

 

       « En ce temps-là, Mérodach-Baladan, fils de Baladan, roi de Babylone, envoya des lettres et un présent à Ézéchias, car il avait appris sa maladie et son rétablissement. Ézéchias s’en réjouit et montra aux messagers sa chambre du trésor, l’argent, l’or, les aromates, l’huile précieuse, ainsi que son arsenal et tout ce qui se trouvait dans ses magasins. Il n’y eut rien qu’Ézéchias ne leur montrât dans son palais et dans tout son domaine.

 

       Alors le prophète Ésaïe vint chez le roi Ézéchias et lui demanda : « Qu’ont dit ces gens-là et d’où sont-ils venus chez toi ? » Ézéchias répondit : « Ils sont venus d’un pays lointain, de Babylone. » Ésaïe reprit : « Qu’ont-ils vu dans ton palais ? » Ézéchias répondit : « Ils ont vu tout ce qu’il y dans mon palais ; il n’y a, dans mes magasins, rien que je ne leur ai montré. »

 

       Alors Ésaïe dit à Ézéchias : « Écoute la parole de Yahvé : Des jours viennent où tout ce qui est dans ton palais, tout ce qu’ont amassé tes pères jusqu’à ce jour, sera emporté à Babylone, rien ne sera laissé, dit Yahvé. Parmi les fils issus de toi, de ceux que tu as engendrés, on en prendra pour être eunuques dans le palais du roi de Babylone. » Ézéchias dit à Ésaïe : « C’est une parole favorable de Yahvé que tu annonces. » Il pensait en effet : « Pourquoi pas ? S’il y a paix et sûreté pendant ma vie ! » (Deuxième Livre des Rois : chapitre 20, versets 12-19) [Le même texte est répété textuellement, à un ou deux mots près dans deux versions, dont la seconde se trouve dans Ésaïe, chapitre 39, versets 1-8.]

 

716-687 av. J.-C. :

Le roi Ézéchias construit un canal pour amener l’eau de la source de Siloé jusqu’au Temple de Jérusalem et renforce les murs de la ville de Jérusalem.  

 

       668-648 av. J.-C. :

       Règne du roi Shamas-Shum-Ukin à Babylone. * (Article à compléter… Il est cité dans la Bible… chapitre… versets…)

 

       647-627 av. J.-C. :

       Kandalanu succède à Shamas-Shum-Ukin en Babylonie. 

      

       626-605 av. J.-C. :

       Règne de Nabopolassar, qui succède au roi Kandalu à Babylone.

 

       604-562 av. J.-C. :

       Nabuchodonosor II succède à son père Nabopolossar, roi de Babylone.

      

710 av. J.-C. :

       Le roi d’Assyrie Sargon II organise sa cavalerie et un service de courrier à cheval.

 

       700 av. J.-C. :

       Carthage construit son premier réseau routier.

 

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[1Cliquez pour retourner au texte] Le nom de Jbeil (« montagnes » en arabe), dérive du terme « Djabal » (« montagne » en langues sémitiques et notamment l’arabe), probablement à cause de la chaîne de montagnes qui entoure la cité. 

 

[2Cliquez pour retourner au texte] Les Phéniciens adoraient la déesse Astharouth, ou Astarté, épouse de Baal, le Dieu-Soleil. Ils lui avaient élevé à Jbeil, au pied de la montagne, un temple très vénéré. Une foule énorme s’y réunissait tous les ans pour venir pleurer le jeune Adonis. Il devint un des centres religieux les plus célèbres de l’Antiquité. Dès le troisième millénaire, les Égyptiens entretenaient avec les habitants de Jbeil des relations tantôt d’amitié, tantôt de vasselage. Jbeil leur fournissait le bois pour leurs vaisseaux, appelés giblites, c’est à dire « de Jbeil ». Respectueux de la religion de Jbeil, les Pharaons avaient élevé en Égypte un temple à leur déesse Isis, qu’ils nommèrent la Dame de Jbeil. Notons enfin que, par leur langue, les Giblites, se rapprochaient étroitement des Hébreux. « Des influences asiatiques, tout spécialement mésopotamiennes, combinées avec l’influence égyptienne, et plus tard avec certains apports mycéniens, ont donné naissance à un art hybride qui est l’art phénicien. Mais c’est surout sous le regard de l’Égypte que Jbeil (Byblos) évolua, tout en gardant une originalité foncière. C’est ainsi que les Giblites adoptèrent les formes extérieures sous lesquelles les Égyptiens figurent leurs dieux, et conservèrent en même temps à leur panthéon son caractère sémitique, qui ne fut pas sans influencer les mythes égyptiens eux-mêmes. Les Giblites étaient de bons artisans, experts dans le travaill des bois. Leur habileté fut mise à profit par Salomon pour la construction d’un temple à Jérusalem.” (Les Guides Bleus, sous la Direction de Francis Ambière : Moyen-Orient, Liban, Syrie, Jordanie, Irak, Librairie Hachette, 1965, page 83.)

 

[3] « Les plus anciennes figurations de la roue datent du quatrième millénaire av. J.-C. On les trouve en Asie Mineure, chez les Élamites, les Sumériens, les Chaldéens. » (Histoire de la Locomotion, Maurice Fabre, Éditions Rencontre, page 11)

 


[4] Classification périodique de l’Égypte ancienne : Vers 10000 av. J.-C, c’est le début de l’Époque Néolithique : les populations se sédentarisent et se fixent au nord du Nil, près du Delta, d’autres se fixent à la lisière du désert. Ici, ils apprennent à cultiver la terre et à domestiquer les animaux. Là, le silex poli, l’os, la céramique, le tissage font leur appartition. Déjà à cette époque, on peut noter une différenciation entre la partie du Nord et la partie du Sud de l’Égypte préhistorique. Vers 4000 av. J.-C, commence l’Époque Énéolithique : les villages deviennent plus importants et se regroupent en cités organisées. Naissance de la menuiserie, de la poterie décorée et des premières peintures rupestres. On voit apparaître de menus objets servant d’ustensiles de cuisine et d’articles domestiques à usage décoratif ou pratique. Sortant de la nuit obscure de la période énéolitique à l’aube déjà claire de la période historique, commencent alors les deux Époques Préthinite et Thinite, qui sont comme les premiers rayons du jour sur l’histoire égyptienne et le réveil de l’histoire en Égypte : commencement des dynasties, naissance des deux royaumes, organisation théocratique, friction entre le Haut et le Bas Pays. 3300 av. J.-C. marque le début reconnu de la Période Préthinite où, en Égypte, la rivalité apparaît entre les deux royaumes en présence : le Royaume du Nord et celui du Sud. Elle prélude à deux tentatives majeures d’unification, l’une conduite par un roi du Nord qui conquiert et colonise le Sud du pays pour un temps, l’autre, cette fois par un roi du Sud, dit le roi Scorpion, qui envahit le Nord de l’Égypte et commence à organiser le pays en Royaume Uni. Cette longue époque de rivalité qui prélude à l’unification de la Haute et de la Basse Égypte est appelée par les Chroniqueurs Époque Préthinite, et celle qui lui succède, Époque Thinite (Ie et IIe Dynastie et période précédant immédiatement l’Ancien Empire). Ce dernier, grande époque de l’Égypte Classique, commence vers 2700 av. J.-C à la IIIe et finit à la VIe Dynastie, vers 2180 av. J.-C. Après une Première Période Intermédiaire (VIIe à XIe Dynastie), on traverse à pas rapide le Moyen Empire (XIe à XIIe Dynastie), puis, après une Seconde Période Intermédiaire (XIIIe à XVIIe Dynastie), suivi d’un Nouvel Empire (XVIIIe à XXe Dynastie), on accède à la Troisième Période Intermédiare et Époque Éthiopienne (XXIe à XXVe Dynastie), suivie de l’Époque Saïte (XXVIIe Dynastie), c’est la domination perse et dernières dynasties autochtones du pays (fin de la VXIe Dynastie à la conquête d’Alexandre). Après l’Époque Ptolémaïque (de la conquête d’Alexandre à la conquête romaine), c’est alors la propagation du Christianisme et l’Égypte Musulmane sous Omar, le deuxième calife de l’Islam. Mais il ne faut pas accorder trop d’importance à ces dates, elles servent à classer et à subdiviser les périodes en temps déterminé, plutôt qu’à déterminer le temps exact d’une période. À sa mort, vers 3000 av. J.-C., le roi Scorpion cède la place à Horus Narmer, en qui les historiens et les archéologues s’accordent à reconnaître le roi Ménès : c’est lui le Premier Pharaon de la Première Dynastie Thinite de l’Égypte unifiée. Il est à l’Égypte des Pharaons ce que Othman Ier, ou son père Ertoghrul, est à l’Empire Ottoman. Il fut le fondateur de Memphis (Mennofré), la capitale de l’Égypte pharaonique pendant plus de onze siècles, exactement mille cent quarante ans, avant de céder la place, en 2160 av. J.-C, à Thèbes, la Thèbes aux cents portes que chanta Homère. Aussi peut-on simplifier l’histoire des Pharaons en l’envisageant sous l’angle plus général de ses deux principales capitales : Memphis et Thèbes. En simplifiant ainsi l’histoire par la géographie, et la géographie par ces deux capitales, une autre Égypte apparaît de ce brouillon d’époques, de périodes, de dynasties et d’empires où seuls les experts s’y retrouvent : L’Égypte ancienne de Menphis, l’Égypte nouvelle de Thèbes, et l’Égypte contemporaine du Caire. Chronologiquement, on pourrait encore, réduisant les cinq mille ans qui ont suivi le règne du légendaire Ménès, subdiviser l’Histoire de l’Égypte Antique à nos jours en sept ou huit périodes majeures : L’Égypte Pharaonique (de Mènes à Alexandre le Grand). L’Égypte Ptolémaïque (des Grecs aux Romains). L’Égypte Romaine (des Romains aux premiers siècles chrétiens). L’Égypte Chrétienne. L’Égypte Arabe (des premiers califes de l’Islam à Soliman II le Magnifique, le Xe sultan ottoman). L’Égypte Ottomane. L’Égypte Britannique. Enfin l’Égypte indépendante ou post-coloniale (de la chute de l’Empire Ottoman au Président Moubârak, en passant par les deux rois Fouad et son fils Farouk, Saad Zaghloul pacha, le fondateur du Wafd constitutionnel, et Gamal Abd El-Nasser). 

 

 

[5] Zagros : Chaîne de montagnes du proche-Orient, s’étendant sur près 1 800 kilomères, du lac de Van en Turquie, au détroit d’Ormuz, près du golf d’Oman en Iran.

 

[6] C’est encore ici, à Jérusalem, sous les murs de l’ancienne ville sainte d’Uru-Salim, que le nouvel Adonis du Liban : Salim Moussa Écha’ya (dit El-Achi par déformation arabe du nom de famille), connu sous le nom de Docteur Dahesh, verra le jour quarante neuf siècles plus tard, exactement le 1er juin 1909 de notre ère.

 

[7] Nemrod dans la Bible : « Les fils de Cham furent : Cusch, Mitsraïm, Puth et Canaan. [...] Cusch engendra aussi Nemrod ; c’est lui, Nemrod, qui commença à être puissant sur la terre. » (Genèse, chapitre X, 6-8)

 

[8] Zagros : voir note 1, article 3000 av. J.-C.

 

 

[9] Le Pays de Chinéar, Assour et Ninive, etc... : Rèsen, ville non identifiée. De même Rebohot-Ir, en hébreu : « Les Places de la ville ». Par « pays de Chinéar » la Bible entend la Babylonie, dont Babel était la Capitale. Assour, ou le Royaume d’Assour est le pays d’Assyrie : il tire son nom de la ville d’Assour, première capitale du Royaume, c’est aujourd’hui Qalaat-Chergat (ou Qalaat-Shegat sur la rive droite du Tigre)... dont l’apogée fut marquée par le règne d’ASSURbanipal ou ASSOURbanipal (668-626 av. J.-C.). Ninive fut comme on sait la dernière capitale de Royaume d’Assour, ou du moins une des plus importantes villes assyriennes. La glose : « C’est la grande ville », doit se rapporter sans doute à Ninive, croit-on. On y a retrouvé 25000 tablettes d’argile gravées en caractères cunéiformes indiquant quelle bibliothèque fabuleuse Ninive devait contenir, et quel « Alexandre » des premiers temps bibliques devait être Nemrod. Il était une sorte de prophète civilisateur, et son Empire plus grand qu’on ne peut concevoir. Si la glose « C’est la grande ville » se rapporte à Kalah, c’est qu’elle doit être bien plus impotantes que Ninive et cacher de plus grands trésors. Ce qui n’est pas improbable puisque Kalah, c’est aujourd’hui Nemroud (Nemrod), au sud de Ninive. À moins encore qu’il ne s’agisse de Rèsen, une ville non identifiée par les archéologues, entre Ninive et Kalah. 

 

 

 

[10] Isthar est le nom donné par les Akkadiens à la déesse Astharouth des Phéniciens. Les Grecs en firent Aphrodite et les Romains Vénus. C’est aussi la déesse sémitique Achéra des Grecs (en qui ces derniers reconnurent Aphrodite), l’Atar des Araméens. C’est ainsi, par exemple, que Jésus prend vingt noms, outre les traductions et les déformations qui, au long des siècles, rendent le nom initial aussi éloigné de lui que le ciel l’est de la terre : Yéchoua ou Yasoué, a donné Ièsous en grec, Issa en arabe puis Jésus en français. Mais Jésus est appelé aussi Emmanuel, et porte bien d’autres noms symboliques encore : Fils-de-l’Homme, Fils-de-Dieu, Christ, Messie, Jésus-Christ, le Sauveur, le Rédempteur, l’Agneau de Dieu, etc. Dix-mille ans d’ici, il sera aussi difficile à un historien de reconnaître le Fils-de-l’Homme dans Yéchoua, si la civilisation actuelle venait à disparaître, qu’il est difficile aujourd’hui de retrouver Isthar ou Astharouth dans Aphrodite ou les mille et un noms que les différentes civilisations lui ont donné au cours des siècles. Salomon, dans ce que la Bible qualifie d’égarement de ses dernières années, lui aurait même élevé un temple à Jérusalem. « Ce temple n’aurait été rasé que quatre siècles plus tard par Josias, le roi de Juda. » (André-Marie Gerard, Dictionnaire de la Bible.) « À l’époque de la vieillesse de Salomon, ses femmes firent dévier son cœur à la suite d’autres dieux, et son cœur ne fut plus sans partage avec Yahvé, son Dieu, comme l’avait été le cœur de David, son père. Salomon alla à la suite d’Astarté, la déesse des Sidoniens, et à la suite de Milkom, l’abomination des Ammonites. » (La Bible, Le Premier Livre des Rois, chapitre XI, 4-5)  Aussi rien d’étonnant que la déesse Astharouth (adorée par les Phéniciens et chantée par Solomon dans Le Cantique des Cantique sous les traits de la reine de Saba) reste encore une totale énigme pour nous.

 

 

[11] Our (ou Ur) : Ville située en basse Mésopotamie, au sud-est de Babylone, sur la rive droite de l’Euphrate.

 

[12] Hâran : Ville de la haute Mésopotamie, à proximité de l’actuel village turc qui perpétue son nom : Eski-Harrân ; à environ quarante kilomètres sud-est d’Urfa (l’Édesse des Séleucides). Elle est connue par les Grecs sous le nom de Charran, par les Romains sous celui de Carrhae. Conquise en 639 par les Arabes, Hâran (ou Harran comme l’écrivent certains Guides) n’a pas cessé d’appartenir aux Musulmans et elle devint l’une des villes principales de la région que les Arabes appellent Diyar Mudar. 

 

[13] Les Hyksos : Envahisseurs asiatiques venus de l’Est, ils ont dominé l’Égypte de 1785 à 1580 av. J.-C.

 

[14] Dissocier le Liban d’Isarël, au sens biblique du terme, c’est bien mal comprendre le rêve de Moïse durant l’exode, et la valeur symbolique de ce nom, assez claire dans Le Cantique des Cantiques de Salomon. De toutes les régions, de tous les pays, les fleuves et les cités mentionnés par le Grand Législateur hébreux, c’est le Liban qu’il faudrait oublier le moins et qu’on oublie le plus. Même des historiens analystes du « best-seller mondial par excellence » comme André-Marie Gérard oublient, comme l’a fait ce dernier dans son précieux Dictionnaire de la Bible, ce point important, en parlant du Pays des Cèdres. Voici en effet ce qu’on entend dans le Deutéronome, sur la bouche de Moïse, œuvre écrite du temps du roi David qui relate des événements vieux de trois siècles, autrement dit du temps de l’exode : Ces pays au-delà du Jourdain, et le Liban ! 

 

[15] Élamites : Peuple d’Élam, région située à l’Est du Tigre inférieur.

 

[16] Le Livre de Ruth : Récit idyllique d’auteur inconnu, époque indéterminée, probablement postérieure à l’exil du peuple Juif d’Israël à Babylone, il constitue le troisième livre historique de l’Ancien Testament et est classé par la version des Septante et la Vulgate entre Le Livre des Juges et le Premier Livre de Samuel.

 

[17] Le livre de Néhémie : « À cette même époque, je vis des Juifs qui avaient épousé des femmes ashodiennes, ammonites ou moabites. Quant à leurs enfants, la moitié parlait l’ashodien ou la langue de tel ou tel peuple, mais ne savait plus parler le juif. Je les tançai et les maudis ; j’en frappai plusieurs ; je leur arrachai les cheveux et les adjurai par Dieu, en disant : Vous ne devez pas donner vos filles à leur fils, ni prendre pour femmes aucune de leurs filles, pour vos fils ou pour vous-mêmes ! N’est-ce pas en cela qu’à pécher Salomon, roi d’Israël ? Parmi tant de nations, aucun roi ne lui fut semblable ; il était aimé de son Dieu, et Dieu l’avait fait roi sur tout Israël. Même lui, les femmes étrangères l’entraînèrent à pécher! Faudra-t-il entendre dire que vous commettez aussi ce grand crime : trahir votre Dieu en vous mariant avec des femmes étrangères ? » (La Bible, Le Livre de Néhémie, chapitre XIII, 23-27) Prise en cause et à tort pour cause par Néhémie (« Même lui les femmes étrangères l’entraînèrent à pécher, ») la faute de Salomon n’est pas d’avoir épousé des femmes en dehors de son clan, mais de s’être laisser entraîner par elles (probablement par désir de paix conjugale que par conviction véritable) à adorer d’autres divinités que le Dieu d’Israël.

 

[18] Chmouné Hanna Mourâd Kânou : La mère de Salim Écha’ya, jeune fille pauvre qui épouse le fils du wali de son village voisin dans des circonstances mythiques analogues à celles de Ruth et de Booz. Le père, Élyas, refusant de marier son fils à une étrangère, en plus orpheline et de condition modeste, Moussa Écha’ya son fils (dont le nom arabisé en émigrant en Palestine a donné El-Achi), l’épouse contre la volonté de son père et s’enfuit avec elle du village (près de Diyarbakir) à Jérusalem où naquit, deux ans plus tard, celui qui est appelé Docteur Dahesh (en arabe « l’homme des miracles »). Et là si je puis me permettre une note personnelle, je crois que Dahesh est « le rejeton d’Écha’ya » dont parle Ésaïe, chose à laquelle je crois être le premier (ce qui m’étonne encore plus que d’autres ne l’aient pas remarqué avant moi) à en avoir fait le rapprochement. Quant à la prophétie d’Ésaïe (ou Isaïe) sur Dahesh et le Liban, elle est la suivante : « Et le Liban tombe sous le Puissant. Puis un rameau sortira du tronc d’Isaïe, et un rejeton naîtra de ses racines. L’Esprit de l’Éternel reposera sur lui : Esprit de Sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel. Il respirera la crainte de l’Éternel ; […] En ce jour, le rejeton d’Isaïe sera là comme une bannière pour les peuples ; les nations se tourneront vers lui, et la gloire sera sa demeure. » ((La Sainte Bible, Ancien et Nouveau Testament traduits sur les textes originaux hébreux et grecs par Louis Segond, Isaïe Chp 10, 34 – Chp 11, 1-10) Pour lire plus sur le Liban et les prophéties bibliques concernant l’avènement de Dahesh au Liban

 

 

 

[19] Généalogie de Jésus par Matthieu (dit « le premier évangéliste ») : On sait peu de chose de Rahab, aucun texte bébreux ne mentionne son nom, et l’on se demande d’où Matthieu a bien pu dénicher son nom ? Enfin s’il pouvait à ce point être exigeant et méticuleux dans sa généalogie de Jésus, que n’a-t-il fourni plus de détails sur l’enfance même de Jésus (on ne sait seulement pas quand ni où sont morts Joseph et Marie), au lieu de grimper si haut dans l’arbre généalogique, et faire le singe à prouver que Jésus est le fils de David et d’Abraham ? Car même s’il l’était, cette chose n’avait aucune importance aux yeux de Jésus-Christ, selon les propres paroles de ce dernier dans l’évangile même de Matthieu : « Si donc David appelle le Christ Seigneur, » posa-t-il un jour la question aux Pharisiens, « comment donc peut-il être son fils ? » (Matthieu, XXII, 41-45) D’ailleurs, que David soit l’ancêtre du clan de Joseph (qui n’est supposé être que le père légal de Jésus), ne fait point ce dernier de la lignée davidique. C’est la généalogie de Marie qu’il aurait fallu donc faire, et même, à quoi cela aurait servi ? puisque c’est l’Esprit-Saint (autrement-dit l’Inconnu, l’Invisible, l’Impalpable et l’Incompréhensible : « Comment vous parlerai-je des choses du Ciel, si vous n’arrivez pas à comprendre les choses de la Terre ? ») qui a engendré Jéus. Se glorifie-t-on d’être le fils d’un prophète quand on est le Fils de Dieu, qui crée les prophètes ? C’est absolument ridicule et enfantin, et pourtant si humain. La faute n’est pas à Matthieu, certes, mais à l’esprit de son temps. Et à la nature humaine... Il est fort probable aussi que cette généalogie supposée de Jésus fut ajoutée au texte initial, car elle contredit la partie qui suit : préciosité généalogique du début, obscurité sur le présent-actuel du principal personnage qu’elle introduit. Cette généalogie (comme tout semble l’indiquer à notre attention) ne peut pas être du même auteur de la partie narrative : elle va contre l’intention de tout le récit, surtout de la partie où Marie est donnée comme la mère, sans père humain, de Jésus. Qui prouve trop manque de conviction et comme on dit, ne prouve rien. Aussi ces acrobaties généalogiques devaient laisser froid Jésus, quand elles n’aiguisaient pas son ironie : « Avant qu’Abraham ne fus, je suis. » « Je suis le Premier et le dernier. » « Voici mon père et ma mère, leur dit-il… et promenant son regard, Jéus leur désigna ceux qui étaient assis en rond autour de lui : Voici ma mère et mes frères. Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là m’est un frère, et une sœur, et une mère. » Les liens de la parenté charnelle passent après ceux de la parenté spirituelle. Enfin puisque tout le genre humain a pour père Adam et pour mère Ève, plus d’un parmi les fils d’Adam et d’Ève fut le fils de David et d’Abraham, et plus d’un parmi les fils de David et d’Abraham est né à Bethléem, et plus d’un parmi ces enfants de Bethléem a eu une mère qui s’appellait Marie et a chevauché un petit âne a Sion. 

 

 

[20] Salomon : En hébreux Shalomo, en arabe Souleyman’. Troisième roi des Hébreux, il garantit la sécurité du royaume en établissant une ligne de forteresse et en renforçant son armée. Sa puissance lui sert à assurer une grande prospérité économique, mais aussi à construire des monuments dont le Premier Temple de Jérusalem, qui nécessite sept ans de travaux. À la mort de Salomon, son royaume se scinde en deux États : Juda et Israël, à la suite du réveil de l’antagonisme entre les tribus hébreuses du Nord et celles du Sud.

 

[21] Sparte porte aussi le nom de « Lacédémone ».

 

[22] Selon la Bible « grâce à une intervention divine d’Élysé ».

 

[23] Carthage est, aujourd’hui, une ville tunisienne située au nord-est de la capitale de Tunis. L’ancienne cité punique (détruite puis reconstruite par les Romains qui en font la capitale de la provincde d’Afrique préconsulaire), est aujourd’hui une banlieue huppée de  Tunis regroupant de nombreuses résidences d’ambassadeurs. La ville possède encore de nombreux sites archéologiques, romains pour la plupart, classés au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979. La municipalité de Carthage, qui comptait 15 922 habitants en 2004, abrite le palais présidentiel (appelé officiellement le Palais de la République, il est le siège et la résidence du président de la République tunisienne et est situé près de la ville de Carthage à 15 kilomètres au nord-est de Tunis), ou encore la mosquée El Abidine. L’aéroport international de Tunis-Carthage est situé à quelques kilomètres à l’ouest de la ville. » (Wikipedia)

 

[24] Le roi Omri (père d’Achab et fondateur du Royaume d’Israël, dit de Samarie,), de même que son fils Achab et Jézabel, son épouse tyrienne, furent sévèrement critiqués et jugés par les rédacteurs de la Bible.

 


 

 

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Le Liban dans la Bible et l'Exode du peuple juif vers la Terre de Canaan
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/0/0d/Canaan.jpg Le Pays de Canaan


Sans le Pays du Cèdre, il n’y a point d’Israël au sens biblique du terme ! Ne dit-on pas « la Terre promise de Canaan » ? Le Liban ne fait-il pas partie du « Pays de Canaan » donné à la postérité d’Abraham comme un héritage qui lui est échu ? Dans le Deutéronome, Moïse ne chante-t-il pas aux portes de la Terre promise : « Laisse-moi passer, je Te prie, laisse-moi voir ce bon pays de l’autre côté du Jourdain, ces belles montagnes et le Liban » ? Mais de quel Liban s’agit-il, et de quelle terre promise ? La Terre promise, finalement, tout comme le Royaume de Dieu, pour employer les mots de Jésus, se trouvent dans notre cœur… et surtout dans l’amour du prochain, car qu’on le veuille ou non, l’homme est le frère de l’homme ! Mais aussi quelle idée désastreuse d’avoir détaché le Liban de la Syrie et la Palestine du Liban pour ne citer que ces pays frères voisins en mal d’entente, alors que tout les unit, peuples, culture et frontières. En faisant un retour en arrière dans les documents et les archives historiques de ce temps qui fut à l’origine de leur déchirement, on est sidéré et surtout heureux de découvrir, que la majorité des Libanais, des Palestiniens et des Syriens de ce temps du partage de l’Empire Ottoman en petits États, n’en voulaient pas, les Juifs de Jérusalem, les Muftis de Damas et les Maronites de Baabda en tête. Tout cela pour dire qu’il nous faut retourner à l’idée originelle d’unité sociale, qui est l’unité totale de la Famille de Canaan : unité ethnique, économique et religieuse, afin que vive et resplendisse la Terre de Canaan rêvée par Abraham – le père commun de tous les enfants de cette région : Juifs, Chrétiens et Musulmans. Je pense que tout comme l’Europe qui s’est entredéchirée pendant des siècles sans fin en des luttes qui ont retardé son épanouissement, l’Amérique, l’Inde ou le Pakistan, la Terre de Canaan sera unie ou ne sera pas ! Pour lire plus

 

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