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– Les Aberrations de la foi –



Ferveurs religieuses ou fausses interprétations ?

 

[Article 1]

Pensée du jour

J’aimerais bien comprendre

où un croyant va chercher tout cela



La religion c’est d’abord une certaine logique

 

Je pensais aujourd’hui c’est quoi la religion ? Quel bien fait-elle vraiment à l’Homme ; et puis comment se fait-il que les choses les plus belles arrivent ainsi à nous faire nous dévorer comme des loups ? L’homme n’est-il pas le frère de l’homme ? Le but essentiel de la religion n’est-il pas d’unir l’Humanité dans la paix universelle ? D’où viennent ces fleuves enfammés de contradictions qui ravagent de leurs crues meurtrières nos villes et nos enfants ?

 

La religion de Moïse ne dit-elle pas : « Tu ne tueras point » ? Le Chritianisme n’est-il pas la religion de l’amour ? L’Islam ne met-il pas en avant la fraternité entre les peuples et l’amour de la vertu ?

 

Comment se fait-il qu’aucune de nos philosophies n’a encore réussi à rendre nos politiciens plus sages, unissant les gouvernements des Grandes Nations dans une même nécessité de travail et d’unité pour le bien général de l’Humanité qui en a tant besoin ?

 

 

Unité, quel mot ! Rien de plus beau que ce mot, pourtant je trouvais ma première question ridicule... À peine si deux cuisiniers arrivent à s’entendre sur comment préparer une omelette... Non, trop de sel, pas assez de poivre !  

 

Ce que l’homme croit réellement, il ne sait ni comment ni pourquoi ; il l’accepte tout simplement, comme une saveur de cuisine, selon sa gourmandise, ses appétits de tous les jours, avec tout le cortège de conséquences, bonnes ou mauvaises, ses contradictions, ses peines, ses plaisirs, ses bourgeons de joies, de haines et de racismes... Ainsi pense-t-il atteindre le bien-être sur la Terre et plus tard le paradis vers lequel nos religions nous convient en récompense... de nos folies.

 

Temple, mosquée, synagogue, église, pagode... Chacun son Dieu, chacun sa religion, chacun son omelette... 

 

Je vois par exemple que l’Islam interdit formellement à ses croyants la viande de cochon, le vin et la boisson (même pris avec modération), alors que le prêtre, ce mangeur de cochons, célèbre son Dieu en buvant le vin en mémoire de Jésus. Que l’idolâtrie, cette grande offense à la raison, sinon à Dieu (qui à mon avis laisse chacun préparer son omelette comme il l’entend), est restée comme au beau vieux temps du paganisme où l’on adorait encore la pierre... On s’agenouille devant des statues de saints, on brûlerait le monde pour allumer un cierge d’icône. Tel autre tourne dévotement la face vers la Mecque pour prier Allah, s’incline et se prosterne devant la pierre noire de la Kaaba ; alors que le Juif adore son Dieu devant un Mur, ce nouveau veau d’or, tournant le dos à son frère en l’Humanité... le Palestinien, ce « lanceur de pierres » élevé au rang de bouc émissaire par le grand prêtre des Temps modernes qu’on appelle le fanatisme... Cette Humanité qui ne fait plus ou à peine raison, mais dont beaucoup espèrent quand même un certain bien depuis que Barack Obama (mais une hirondelle ne fait pas le printemps) a suscité l’espoir d’un monde nouveau, illusoire peut-être, mais sans doute possible.

 

Qu’auraient donc fait Moïse (démolir le Mur des lamentations comme il a brisé les Tables de la Loi en descendant du Mont Sinaï ?) devant cette mascarade de la foi, et Socrate, et Jésus (ira-t-il au Vatican une cravache à la main pour chasser ces comédiens de la foi comme il a fait avec les marchands du Temple ?) ou Mahomet (piétinera-t-il de colère son turban et brandira-t-il son Coran en criant : « Sacrilège ! sacrilège ! Se prosterner devant la pierre pour adorer Dieu c’est encore pire que manger du cochon ») ? Vont-ils essayer de corriger ces déviations ou arguer, eux aussi, que la pierre et la statue sont des symboles sacrés et non des objets d’adoration en eux-mêmes. Et Ghandhi, qu’aurait fait Gandhi devant ce qui se passe aujourd’hui en Inde entre Musulmans et Hindous ? Mieux vaut ne pas y songer ou même se poser la question, car le monde semble avoir atteint ce point de non retour où la liberté d’expression et le plaisir de s’incliner devant sa Kaaba et son Mur de lamentation selon sa propre conscience n’a plus droit de cité... Un monde enlisé dans l’intégrisme et le fanatisme jusqu’au cou, et où malheureusement nos prophètes eux-mêmes, Jésus, Moïse et Mahomet, s’ils revenaient main dans la main pour unir les peuples et corriger les égarements et les interprétations insensées de la foi, seraient jetés hors du Temple et accusés par les chefs religieux de blasphémateurs.

 

Imaginez un peu cela ! L’un serait frappé de «fatwa» par les grands imams, l’autre excommunié par le Pape de Rome au nom de Jésus, le troisième finira probablement jeté au fond d’un puits et vendu par ses frères comme le fut Joseph au temps des Pharaons. Oui, ainsi va l’histoire... tout change et rien ne change vraiment. Caïen tuera toujours son frère Abel et le Fils de l’Homme finira toujours sur la croix...

 

Cependant, et malgré tous les signes d’échec de nos systèmes politiques et les conséquences désastreuses que nous donne à méditer quotidiennement la presse (rien que des horreurs : attentats à la voiture piégée, perturbations climatiques, famine et sécheresse qui menacent des peuples et des continent entiers, génocides systématiques, foyers de guerre civile un peu partout dans le monde et la paix universelle à la merci d’une étincelle, la crise financière mondiale et le tsunami de chômage qui menace l’entière planète, et puis la nouvelle pandémie mondiale de la grippe A qui menace l’aube du vingt-et-unième siècle (et à laquelle personnellement je ne crois pas beaucoup), malgré donc tout ce nous lisons et voyons de morose et de triste à la Une de la presse quotidienne, écoutons à la radio et regardons à la télé à longueur de journée, il nous faut garder l’espoir en la nature rationnelle de l’Être humain et s’accrocher à l’illusion d’un avenir meilleur pour nos enfants. Et tout comme l’abeille, rester fidèle à l’Esprit de la ruche... afin que ne meure point le rêve des fleurs ! Car l’Homme a été créé à l’image de Dieu (nos productions musicales, artistiques et littéraires en sont la preuve), et quoi qu’il arrive, aussi loin qu’il s’égare dans les dédales des passions égoïstes à la recherche du bonheur, ou dans l’art de gouverner pour le bonheur de la Cité, cette Étincelle divine que chacun porte en soi qu’elle que soit sa croyance ou la couleur de sa peau (et qu’il s’agit seulement de faire éclore par le dialogue et l’ouverture), finira toujours par avoir raison de nos folies. Du moins, je l’espère...

 

Georges H. Chakkour

 


           
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